La Donna Selvaggia // La Femme Sauvage

Un giorno, tanti anni fa, la mia amica argentina Fiora mi ha regalato un libro. Me lo ha porto senza fare commenti, e con un certo luccichio negli occhi. Era « Donne che corrono con i lupi », di Clarissa Pinkola Estés.

Sono passati quasi vent’anni e non solo non l’ho finito, ma sono convinta che non smetterà mai d’insegnarmi qualcosa. A dire il vero, all’inizio mi sono domandata che razza di libro fosse (e se provate a leggerlo, capirete: sembra di essere investiti da un treno in corsa!). Oramai che sono anni che ci frequentiamo, lo apro senza tanti complimenti, quando ne sento l’ispirazione, e leggo qualche pagina, o magari un paio di paragrafi. Poi continuo la mia strada, mentre metabolizzo quel che ho letto. Fino alla volta successiva.

« Donne che corrono con i lupi » dovrebbe essere rimborsato dalla mutua. Regalato a ogni bambina al momento della nascita. E che importa se lo leggerà fino in fondo venti o trenta anni dopo. Intanto lo avrà lì, a portata di mano. Come una benedizione. Un amuleto. Un lasciapassare da donna a donna, per ritrovare la strada che porta al regno della Donna Selvaggia che sonnecchia in ciascuna di noi.

Questa sera, aprendo il libro « a caso », mi è saltata agli occhi questa frase:

« Conosco parecchi scrittori che hanno una frase segnata sulla loro scrivania, e una donna che se l’è scritta su un foglietto di carta che tiene piegato in una scarpa. E’ tratta da una poesia di Charles Simic, e contiene l’indizio chiave per tutte noi: « Colui che non sa ululare, non troverà la sua muta ». Se rivolete la Donna Selvaggia, rifiutate di farvi catturare ».

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  • In fotografia, alcune istantanee scattate la primavera scorsa, annusando l’aria pulita delle Ardennes. Memento: i bambini lasciati bradi nella natura per poche ore, ne sanno qualcosa…

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Un jour, il y a quelques années, mon amie argentine Fiora m’a offert un livre. Sans faire de commentaires, mais avec une étincelle dans les yeux. C’était « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estés. 

Cela fait vingt ans et non seulement je ne l’ai pas fini, mais je pense que je ne finirai jamais d’apprendre grâce à ce livre, qui est une source inépuisable d’inspiration et d’émerveillement. A vrai dire, au départ je me suis demandée ce que c’était ce drôle de bouquin (et si vous le connaissez, vous comprendrez: on a l’impression de se faire rouler dessus par un train à toute allure!). Maintenant que nous nous connaissons mieux, je l’ouvre sans façons et j’en lis quelques pages, ou un chapitre ou deux. Puis, je le repose pendant que j’en digère le contenu. Jusqu’à la fois suivante. 

« Femmes qui courent avec les loups » devrait être remboursé par la sécu. Offert à chaque petite fille à sa naissance. Qu’importe si elle ne le lira que vingt ou trente ans plus tard. Il sera là, à porté de main. Come une bénédiction. Un porte-bonheur. Un laisser-passer de femme à femme pour retrouver le chemin qui mène au royaume de la Femme Sauvage qui sommeille en chacune d’entre nous.

Ce soir, en ouvrant le livre « au hasard », cette phrase m’a sauté aux yeux: 

« Je connais de nombreux écrivains qui ont une phrase marquée au dessus de leur bureau, et une femme qui l’a écrite sur un papier qu’elle garde plié dans sa chaussure. Elle est issue d’un poème de Charles Simic, et représente l’indication fondamentale pour nous toutes: « Celui qui ne sait pas hurler, ne trouvera pas sa meute ». Si vous voulez retrouver la Femme Sauvage, refusez de vous faire capturer ».  

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  • En image, quelques instantanées prises en respirant à plein poumons l’air pur des Ardennes, au printemps dernier. Note à soi-même: les enfants laissés libres dans la nature en savent quelque chose…