Parfois c’est plus dur – Sometimes it’s harder

J’ai appris depuis des années à rester sur mes gardes quand je rentre en Italie: un peu de bonheur c’est bien, mais trop vous fera regretter de devoir repartir. Alors: prudence avec le bonheur.

D’habitude, ça marche.

Cette fois, j’ai dû rater quelques étapes, parce que ma première semaine de vacances a été très bien, trop bien justement, : du soleil mais pas trop de chaleur, des enfants charmants, des amis différents à retrouver tous les jours, des belles sorties au lac, en forêt, à la mer, de bons petits plats italiens comme on aime. Du coup, la deuxième semaine a été  un peu gâchée par l’idée que j’allais devoir repartir, sans compter que maintenant que je suis revenue à Paris c’est dur, très dur même.

D’abord de quitter à nouveau Rome, ma ville, dont la lumière et la beauté sont simplement renversantes en cette saison. C’est là que j’ai dû baisser la garde en premier lieu parce que à chaque coin de rue je me revoyais enfant ou ado, ma baladant avec des copines ou main dans la main avec un amoureux ou faisant des projets pour mon avenir. Surtout le soir. Dans ces soirées romaines chaudes et douces où tout le monde, touristes et romains, dîne dehors sur les places, dans les ruelles, chacun vacant à ses occupations, avec la sensation que la soirée ne va jamais finir et que tout est possible sous ce ciel-là, jusqu’au bout de la nuit.

Puis, c’est dur de quitter certains endroits qui me sont chers ou que j’ai retrouvés, intactes, avec une nature toujours luxuriante et des gens chaleureux et simples, avec qui on est bien avec si peu, loin de la frénésie d’une métropole (je ne sais pas quand, d’ailleurs, mais il est certain qu’un jour je quitterai la ville, et sans regrets). Et, bien sûr, aussi ma famille et mes amis, ceux qui m’ont vue grandir, qui me connaissent tellement bien que sans parler déjà on se comprend.

Trop de jours, trop de bonheur, trop de retrouvailles heureuses. Non pas que je sois mal ici à Paris. Mais, c’est différent. Très différent. Je suis seule avec ma vie, mes problèmes et mes joies, sans le soutien et la présence, parfois encombrante certes, de l’affection à l’italienne. Ce fut un choix, que je ne regrette pas. Juste, quelques fois c’est plus dur que d’autres…

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I’ve learned some years ago to be careful when I go back to Italy. To give in to a little bit of happiness but not too much, in order not to regret having to go back. I take it easy and normally it works out fine.

But this time I must have skipped something because the first week of holidays was good. I mean, really good: sunny but not too hot, lovely kids, different friends to meet up every day, cool outings to the lake, the woods, the sea, scrumpious Italian food. That was way too much,  meaning that the second week was slightly spoiled by the idea of having to go back and now that I’m back, it’s tough. I mean, really tough.

It’s hard to leave Rome again. My hometown. Whose light and beauty in this season are just stunning. That’s where I must have misdone something in the first place because at every corner I saw myself as a kid or a teen, strolling with friends, hand in hand with a boyfriend or making plans for my future. Mostly at night. On those Roman hot and sweet nights where everybody eats outside, Romans and tourists, each busy with his life but all feeling like the night will never end. 

Then it’s hard to leave some places I cherish or have just found back where nature is still flourishing and the people are just so simple and welcoming you feel right at home. Far from the hectic city life. Then to leave my family and long-time friends. Those who know me better, who saw me growing and understand me without me speaking. Those with whom we laugh at the same jokes, with just a glance, because we know.

Too many days, too many delights, too many happy welcome-backs. Not that I’m unhappy in Paris. But it’s different. So different. I’m alone with my life, with its problems and joys. Far from the the (sometimes-too-present) Italian kind of love. It was my choice and I don’t regret it. Simply some times it’s harder than others.. 

 

This moment #3

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

Si vous avez envie de faire de même, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish.

If you wish to do the same, share your link in a comment for all to see.

This moment # 2

* Ce moment-là*

Inspiré de la rubrique de SouleMama, une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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* This moment *

Inspired by SouleMama‘s blog, a special picture, without subtitles. A unique everyday or extraordinary delight that I want to record and cherish.

* This moment *

* Ce moment-là*

Inspiré de la rubrique de SouleMama, une photo spéciale (cette-fois plutôt une série), sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur du quotidien, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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* This moment *

Inspired by SouleMama‘s blog, a special picture (here a series), without subtitles.

A small yet unique everyday delight that I want to record and cherish.

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Plein de bonheurs – Plenty of delights

Ces derniers jours ma boîte à bonheur a été sollicitée par une pluie, que dis-je, une avalanche de petits grands bonheurs qui se sont abattus sur mes (frêles) épaules au point que j’ai failli épuiser tout le joli papier de la maison et stylos annexes. Ouf, il est fort, ce lion!

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These last days my Delights Jar and I have been offered – er… covered with – gorgeous little unforgettable delights to the point that I’ve almost run out of pretty paper and (working) pens. Wow, this lion rocks!

En vrac, j’ai:

– reçu ma commande Lil Wiesel de tissus printaniers à se pâmer

– enfin trouvé du chocolat noir aux amandes et noisettes sans laitages: diablement bon

– transformé un bon cadeau d’anniversaire parvenu d’Italie en robot pâtissier joli joli ( ça tombe bien, j’ai dix pré-ados à la maison ce samedi)

– reçu une petite carte d’anniversaire très touchante (quel plaisir de recevoir du courrier!) merci Françoise

– reçu une chouette proposition de partager la table d’anniversaire de Chiara sur un joli site dédié aux Sweet Tables! Je suis très fière

– accueilli le premier panier AMAP de la saison, avec ses bons légumes tout frais

– appris plein de chouettes choses à la Maison Hauschka, j’aime cet endroit, c’est un havre de paix

– (enfin) reçu ma petite box du mois d’avril et y avoir trouvé une jolie sélection printanière

– entendu un collègue me dire, en toute simplicité: tu es ravissante ce soir. Le compliment le plus touchant que j’ai entendu depuis très longtemps.  Vive les hommes qui aiment les femmes!

– et, tout de suite après, une collègue, très jolie femme, renchérir: tu as été parfaite, quelle grâce et quelle classe…Un tel compliment, prononcé par une autre femme, c’est juste Le compliment suprême, vous ne trouvez pas? Vive l’amitié sincère entre femmes!

Avez-vous aussi trouvé et collectionné plein de petits grands bonheurs?

Avez-vous fabriqué une petite boîte à bonheur?

Racontez-nous; ça fera encore plus… de bonheur

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In random order, I have:

– received my lovely order of spring fabrics from Lil Weasel

– (finally) found an addictive gluten and diary-free hazelnut and almond chocolate, oh my!

– turned a birthday gift from Italy into a very-welcomed Kenwood stand mixer (11 teens are expected at the house on Saturday!)

– received a lovely birthday card from a friend (so nice to receive real letters again!) thanks Françoise

– been proposed to share Chiara’s birthday sweet table on a dedicated website, so proud

– welcomed the first AMAP delivery of organic local vegetables

– learned some nice lessons at the Dr Hauschka House, such a peaceful heaven

– received this month’s Little Box with its spring selection of goodies

– heard a male colleague saying to me « you look lovely tonight ». How sweet is that? One of the best compliments I have heard in years. Cheers to men who simply love  women!

– and, a little later, a female (and beautiful) colleague adding up to that « you were perfect tonight, how classy and graceful ». Such words pronounced by a woman are simply The highest compliment to me, don’t you agree? Cheers to friendship among women!

Which were your everyday little delights?

Did you get a chance to create your own Delights Box?

If so, don’t hesitate to share it, it will only be a further delight…!