Our hearts go out to you

J’étais en train d’écrire de ma journée de hier, passée à la maison avec ma petite chérie et mademoiselle varicelle. Du plaisir inhabituel d’être ensemble un jour de la semaine, tandis que les autres sont à l’école ou au travail. Ne pas devoir courir, pour une fois, pouvoir prendre le temps de se raconter des choses, se tenir la main, rigoler pour des bêtises. Lui fabriquer un petit coussin cœur, selon ses indications.

Et puis. Et puis la nouvelle que je redoutais est arrivée dans ma boîte mail, me laissant là, le coeur plein de tristesse, devant l’incompréhensible arrivé. Devant cette douleur que je peux si bien imaginer. Et l’Amour qu’il faut.

J’ai effacé tout ce que j’avais écrit. Tous ces mots désormais si futiles. Pour ne garder que ça: que ces moments-là, et ce petit coeur en tissu de rien du tout, ils comptent d’autant plus maintenant, grâce à eux.

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imageOur hearts go out to you, little Alex.

Juste une pensée

Ce soir, juste une pensée pour mon ami Ben et sa famille. Chaque post qu’il écrit m’émeut par son courage, sa lucidité, sa force et me pousse à réfléchir, à me poser des questions en tant que mère et être humain. C’est une famille exceptionnelle, qui traverse une très rude épreuve.

Merci, si vous aurez envie de connaître un peu plus de leur histoire et de leur envoyer une pensée ou une prière. Ils en ont bien besoin.

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AAA – cherche idée cadeau pour pré-ado

Pour Noël, je voulais offrir un cadeau fait-maison à mon grand garçon, d’autant plus que j’allais coudre des choses pour la petite. Mais je savais que je marchais sur des œufs parce que, dès que l’âge d’un enfant bascule aux deux chiffres, on est grand et il y a rien qui vous agace plus que les choses qui font bébé (même si on est jaloux de voir qu’on câline les plus petits).

Donc, bien sûr pas de déguisements, encore moins des vêtements à porter au collège, aucune poupée à habiller, pas de fruits à crocheter, pas de bricolage à faire ensemble (sauf en cachette). Dur dur de trouver la bonne idée.

Et puis, Gabriele s’est acheté un coussin – parce que sa sœur en avait acheté un aussi, sauf que le sien n’avait pas de housse et était d’une improbable couleur verte. Du coup, je me suis dit que si je trouvais le bon tissu, qui fasse grand comme il faut pour qu’il n’ait pas envie de le cacher à l’arrivée de ses copains, j’étais peut-être sur la bonne piste. Ce joli tissu géométrique de chez Petit Pan m’a tout de suite plu et je me suis mise à coudre en croisant les doigts.

Et bien, à mon plus grand bonheur, le grand garçon en question était (vraiment) très heureux que j’aie cousu quelque chose pour lui (aussi), avec son petit nom et tout. Au point qu’il voudrait l’utiliser comme oreiller, tout le temps. Si ce n’est pas mignon ça, j’en étais émue.

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* Pour la réalisation, pas de fermeture éclair, rien de bien compliqué. Découper un grand rectangle de tissus faisant deux fois la mesure du coussin + 15 cm pour la superposition arrière fois la mesure du coussin + 1cm pour la largeur (ici, coussin 45×45, donc 105x46cm). Faire l’ourlet aux extrémités en repliant le tissu deux fois des deux côtés (1cm x2x2) puis replier le tissu,envers contre endroit en marquant les plis au fer à repasser à 23cm de chaque bord. On obtient la forme du coussin fini et ça permet de visualiser où on collera les lettres. Il faut ensuite décalquer les lettres du prénom imprimées/dessinées à l’envers sur le Vliesofix, côté sulfurisé; les découper, poser sur l’envers du tissu choisi, repasser pour thermocoller. Découper les lettres collées sur le tissu en laissant un peu de marge, enlever la pellicule, centrer sur la housse du coussin et repasser pour thermocoller. Piquer le contour de chaque lettre. Retourner la housse, envers contre endroit, selon les plis pré-marqués et coudre les deux extrémités à 5mm du bord. Surfiler. Retourner la housse, repasser et c’est fini!

Fontainebleau

Quelques photos retrouvées:

souvenirs d’un bel après-midi de printemps

à Fontainebleau.

La douceur de leurs visages.

La grâce de leurs gestes.

Le bonheur des toutes petites choses.

 

Fontainebleau Chiara1

Fontainebleau Gabi

Fontainebleau Chiara1

La (belle) lumière de Rome

Je ne m’étais jamais vraiment rendue compte de la beauté de la lumière de Rome avant d’aller vivre ailleurs. Je savais que Rome était une ville magnifique et que j’avais beaucoup de chance, mais c’est tout. Comme tout adolescent, j’étais surtout intéressée par les amis, les trajets pour le lycée ou le sport, les bonnes adresses pour sortir le soir.

J’ai commencé vraiment à me rendre compte de cette beauté quand, étudiante à l’école d’interprètes, d’abord à Via Mercadante et ensuite à Ponte Milvio, il m’arrivait de me promener, seule ou avec une amie, entre deux heures de cours. C’est là que j’ai virtuellement commencé  à lever les yeux autour de moi et à réaliser que cette lumière, si chaude et douce, était vraiment belle et unique.

photo de moi par Olivier Dureau

Aujourd’hui, que je n’y vais que 2 ou trois fois par an, déposée par un avion et parfois dans un hôtel dans le centre, Rome et moi sommes devenues un peu étrangères. Mais c’est bien  parce que du coup, quand j’y vais, j’en profite vraiment. Tout d’abord parce que mes yeux n’y sont plus habitués.

Quel bonheur, alors. Et quelles découvertes! Chaque détour me surprend à nouveau. Chaque détail m’émerveille. Maintenant je comprends l’éblouissement des touristes qui débarquent dans le joyeux  bazar de cette ville unique, magnifique, décadente et en restent profondément marqués.

Voici une petite sélection de photos prises pendant un long week-end de janvier (oh oui, il faisait aussi beau), avec le souhait qu’elle donne envie de partir à ceux qui ne connaissent pas encore, et de la regarder autrement, à ceux qu’y habitent.

Je vous souhaite une douce journée, chers amis.

Roma S. Pietrini

Roma S. Maria in Trastevere

Il Vittoriale

La crèche du Capitol

Roma gabbiano

Roma Chiara Isola TIberina tris

Roma isola Tiberina

Castel Sant'Angelo

Mercati Traianei

Piazza Navona

Roma Trastevere sora lellaRoma Lungotevere

Découvrir Paris sous la neige

Se reveiller un matin avec les enfants qui arrivent en courant pour me montrer notre rue ensevelie sous la neige. Faire ensemble le tour de la maison pour admirer la vue de chaque fenêtre.

… guarda guarda mamma, ha nevicato! c’è la neve addirittura sul davanzale!

neve cortile

C’était d’autant plus touchant que leur enthousiasme résonnait avec le mien. Mais aussi, avec l’émerveillement que j’avais éprouvé moi même, enfant, les (rares) fois où il m’était arrivé de me réveiller et découvrir le paysage usuel derrière ma fenêtre tout d’un coup transformé par la neige tombée dans la nuit. Comme si quelqu’un était venu pendant que je dormais remplacer en cachette les immeubles, les rues et les arbres par cette même mystérieuse couche blanche, immaculée et duveteuse.

neve chiara

neve tour 2

neve chiara bis

neve piccioni

neve gabrineve riflesso chiara

neve h&m

Profitez bien de ces instants de grâce, ça n’arrive pas souvent.

Paris – Montmartre

Si Rome est la ville de mon enfance et de mes vingts ans, Paris est la ville où j’ai commencé à bâtir ma vie – mais ça aurait pu en être tout autrement, si monsieur Peter  Brook n’avait pas installé son théâtre aux Bouffes du Nord…

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Istanbul

Au mois de septembre dernier, j’ai eu la chance de passer un weekend prolongé avec une amie italienne dans la belle Istanbul.

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Je ne sais pas si c’était le plaisir de m’envoler, sans trop d’organisation, avec un tout petit bagage à main, presque en incognito, un vendredi après-midi. Ou bien, si c’était l’anticipation de retrouver mon amie, que je n’avais pas vue depuis plusieurs mois. Tant est qu’Istanbul m’a séduite par ses couleurs, son joyeux brouhaha, la beauté de son emplacement de rêve et la gentillesse de ses habitants, toujours prêts à vous adresser la parole, mais sans jamais en faire trop. C’est un voyage qu’on ne peut que conseiller vivement. Un concentré de dépaysement assuré en 3h de vol. Pour ma part, j’en garde des souvenirs précieux que j’espère pouvoir vite rafraichir.

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Le plaisir de créer des choses soi-même

Dans ma famille, quand j’étais enfant à Rome, on créait beaucoup de choses pour la maison: des pulls tricotés, des rideaux sur mesure, des décors pour la crèche, des déguisements de carnaval. Aussi, j’entendais souvent parler de l’époque où ma mère était enfant à son tour et tout le monde savait coudre un chemisier, une jupe simple, des vêtements d’enfant. Aller acheter une robe dans une boutique était alors un fait rare et exceptionnel.

Je regrette un peu cette époque, peut-être aussi parce qu’elle me rappelle le monde de l’enfance.

imageQuoi qu’il en soit, quel plaisir d’aller chercher ses fournitures et se perdre dans tous les possibles, rentrer chez soi et commencer à réfléchir à comment on va s’y prendre, se lancer à l’eau tout en redoutant de gâcher son tissu ou sa laine, pour enfin voir avec émerveillement votre petite création qui  prend forme sous vos mains, et en être fier.

Peut-il y avoir de plaisir dans la création sans ce petit risque que ça ne marche pas, sans devoir faire un choix sur tous les autres, sans cet apprentissage au coup par coup? En tout cas, c’est ainsi que je m’amuse le plus…

Pour contrer l’avalanche de cadeaux made in China pour les enfants (on a beau essayer d’en suggérer, ça ne marche pas toujours), je me suis amusée à coudre des petits draps pour un lit de poupée tout simple que j’ai repeint pour Chiara. Le petit matelas et l’oreiller sont recouverts de jolis tissus de chez Petit Pan et j’ai fait un drap double-face en utilisant les restes du passepoil. J’étais plutôt contente du résultat, mais surtout, surtout, de voir cette étincelle de joie dans ses yeux.

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*édito: la poupée vintage appartenait à ma grand-mère

Nouvelle Année. Nouvelle ère.

Force est de constater que j’appartiens (ou dois-je dire j’appartenais?) à cette catégorie de personnes qui réfléchissent bien, carrément très longuement, avant de se lancer (enfin, dès que quelque chose me tient vraiment à cœur). Qui trouvent qu’il manque toujours le petit détail qui change tout.

Du coup, pendant longtemps j’ai cumulé mille projets, photos et idées à partager, me contentant de planifier de sauter le pas, un jour.

Puis, alors que je réfléchissais sur les bonnes résolutions pour cette nouvelle Année, je suis tombée sur une séquence de chouettes blogs, comme celui de la très jeune et talentueuse photographe Nirrini.

Et sur cette phrase d’Antoine de Saint-Exupéry, que j’aime tant: En ce qui concerne l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.

Et puis, dans la nuit entre le 31 décembre 2012 et le 1er janvier, je me suis vue offrir une mystérieuse boîte noire, que je n’attendais pas. Elle était accompagnée d’un mot tout aussi mystérieux, qui annonçait un morceau de lumière, au moment où le ciel va s’ouvrir et faire venir une nouvelle ère. Pour toi.

Et comme je ne crois pas (du tout) au hasard, j’ai compris le message.

Merci.

Bonne Année 2013 à tous, qu’elle soit belle et riche en surprises et rencontres.

Click.

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