Pas facile facile – not easy peasy

J’ai beau me coucher plus tard qu’il y a quelques années, me lever plus tôt, me reposer moins les week-ends et prendre sur mes pauses déjeuner, ce n’est pas facile facile de tout concilier en une seule journée: le travail à plein temps, les enfants et (nombreuses) activités annexes, les courses, le linge, le passage des techniciens/les visites médicales/etcétéra ET les quelques moments de plaisir que j’essaye de m’accorder et qui incluent la rédaction de ce blog.

Il y a des jours heureux où, comme par magie, toutes ces vies s’imbriquent aisément. Mais c’est un équilibre ô combien fragile: très souvent, quelques petits accrocs dans cet engrenage réglé à la petite minute suffisent pour que tout l’ensemble vacille et bascule dans le chaos. La vérité est qu’il y a simplement une limite à combien on peut optimiser ou étirer d’avantage sa journée. À un moment donné, il faut accepter de ne pas pouvoir être partout ni contenter tout le monde.

A laquelle de ses priorités va-t-on donc renoncer? Proposer toujours de bons petits plats variés et équilibrés à tous les repas? Avoir une maison impeccablement décorée et rangée, comme dans les magazines? Habiller ses enfants avec les tenues les plus chics et branchées? Ou bien peut-être, à profiter de ces rares minutes consacrées à regarder les couleurs de l’automne par la fenêtre, à papoter avec une amie, à traîner sur le canapé avec un bon thé en regardant ses enfants jouer pas loin? Ou bien encore, à choisir ces quelques mots et ces images?

Tic tac tic tac…

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, la réponse ne fuse pas. Oh que non. Ça me tiraille, ça me chagrine. Mais, je sens que ce questionnement me fait du bien. Cette impossibilité à tout faire par faute de temps, me pousse à repenser constamment l’ordre de mes priorités. A affiner le sens que je veux donner à ma vie. Ce que je souhaite offrir à ceux que j’aime et ce dont j’ai besoin aussi. C’est un chantier perpétuellement en cours. Mais j’apprends. Je progresse.

Il y a quelques années, j’aurais sans doute encore renoncé à finir ce billet, qui me travaille depuis 3 jours, mais ce soir, c’est le linge qui attendra, ou autre chose. Pour demain, on verra bien.

Je vous souhaite une douce soirée, profitez bien de ces belles journées d’automne.

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No matter how earlier I wake up or less rest I get on week ends or proper lunch breaks, it isn’t still easy peasy to fit everything into one working-mom day: a full-time job, two kids and multiple activities attached, the groceries shopping, laundry piles, household problems solving etc etc AND the few moments of rest/fun I try to grant myself – keeping this blog included. 

There are some lucky days where everything magically falls into place. But how fragile this balance is. How often one or the other small problem makes the whole perfectly-syncronized mechanism bug and fall into chaos. Truth is, you have to embrace the simple fact that you cannot stretch your day on end or always improve your schedule further. Sooner or later, you just have to accept that you cannot do it all and please everyone.

Which priority do you leave behind then? Serving varied and balanced home-cooked yummy recipes everyday? Having an interior-design approuved home? Prepping up your kids with the coolest outfits? Or  enjoying those precious few moments here and there, looking at the beautiful Autumn colors through the window, chatting with a friend, chilling on the sofa with some good tea while your kids play nearby? Or, choosing these very words and pics to share?

Tic tac tic tac…

I don’t know for you, but for me, the answer is not straightforward. Oh no. It stinges and bothers me. But I know that this questioning is good. Because this lack of time to do it all forces me to adjust my priority list constantly. To search for the deeper meaning I want to give to my life. As well as what i want to give the most to my loved ones and what I need for myself too.  It’s a never-ending work in progress.But I learn. I make progress. A few years ago I would definetly not have done so but tonight I’ll finish this 3-day-old post instead of taking care of the laundry pile. Tomorrow, we’ll see.

I wish you all a lovely evening, enjoy these last and beautiful Autumn days.

Les yeux mi-clos – With eyes half-shut

Ce weekend, j’avais envie de grand air. De vert à perte de vue. Silence. Grands espaces. J’aime la ville, mais à petites doses. Finalement, on a dû rester à la maison, entre autres parce que tu avais mal à l’oreille. Une partie de moi avait tellement peu envie de rester enfermée, pas cette fois-ci, que je me suis sentie raidir. J’ai fait les cents pas dans l’appartement, comme un fauve en cage.

Et puis, j’ai vu que tu ne rigolais plus. Tu étais allongée dans le grand lit, les yeux mis-clos, immobile. Malgré les médicamentes, ton petit visage fermé parlait ta souffrance. Cette vision a pris le dessus sur mon propre besoin de repos, m’a étirée à ton hauteur. Je t’ai prise dans mes bras et me suis allongée dans le lit, ton petit corps blotti contre le mien.

Et là, tu as beau avoir grandi et ne plus être le petit bébé qui tenait à peine sur mon ventre, il s’est produit, encore une fois, quelque chose qui m’éblouit et m’émerveille comme la première fois. C’est à dire que ton corps s’abandonne, de plus en plus lourd sur ma poitrine, ta respiration ralentit jusqu’à devenir un souffle profond et régulier et, au bout de quelques secondes – le temps de compter jusqu’à dix, pas plus – tu dors, apaisée.

On pourrait m’apporter toute sorte d’explication rationnelle et scientifique à ce phénomène, diagrammes, analyses et comparatifs à l’appui. Jamais ça ne pourrait ternir la force de cet instant. Ni apporter sinon une faible lumière sur le mystère du pouvoir que revêt, au moment du plus haut besoin, non pas la parole, pauvre outil surestimé et déchu de sa mission par évidente inadéquation, mais l’odeur de cette peau ou le battement de ce cœur qui sont les miens, indépendamment de mon contrôle. Un message morse de sureté,  courant primordial et archaïque de cellule en cellule, écho des neuf mois de ta première vie intra-utérine où les parois de mon vente étaient ton horizon et ton berceau. Devant cet insondable, je suis et je reste à jamais humble spectatrice, touchée par la grâce de la Vie qui nous traverse tous.

Belle semaine, chers amis, que vos journées soient douces.

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This week end I had longed for fresh air and greenery on end. Silence and space. I do love big cities, but until a certain point. Instead we’ve had to stay at home, among others because you had a pain in your ear. At first it was tough. I didn’t was to stay indoors, not this time, I craved to escape and paced the apartment like a caged animal. 

Then I saw that you were not laughing any more. You just laid motionless in our bed, with eyes half-shut. Despite the medication your pain was all over your saddened little figure. That made me forget my own tiredness and rise to the occasion. I took you in my arms and went back to bed with you lying on me.

You are no longer the tiny baby who didn’t even make it to my hips when I cuddled you like that, yet once again something happens at that precise moment which still leaves me speechless like the first time. Your body gives in and becomes heavvier on my chest. Your respiration slows down to a deep and regular breath in my ear and, in a few second – count to ten, no more – you are fast asleep. 

One could bring me any sort of scientific explanations and measurements for this. Charts and digits. It wouldn’t change a thing to the force of this moment. It wouldn’t shed but a dim light on the mystery of the power that the smell of my skin or the beating of this heart of mine visibly have upon you, just for themselves, in such times of utter necessity when words are so evidently not up to the task. This primary, timeless, all-is-ok morse message running from cell to cell, an echo of your first nine-month life in utero when my womb was your crib and horizon. In front of this, I am and forever will be humbled. Touched by the grace of the Life which runs through all of us.

I wish you all a lovely start of the week, friends.

Derrière l’objectif – Behind the Camera

La vie parfois me joue des tours, m’embrouille, sème mes traces.

Derrière l’objectif, j’ai l’impression d’y voir plus clair.

Comme un explorateur des fonds marins, derrière son masque de plongée.

Un biologiste et son microscope.

***

Je vous souhaite un beau début de semaine, chers amis

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Life is a joker sometimes. Cracks you up then leaves you clueless.

Behind the camera I feel like I can see clearer.

Like a sea researcher behind his diving mask,

a biologist and his microscope.

***

I wish you a lovely start of the week, dear friends

Avec mes mains – With my hands

Toucher, essayer, choisir. Mesurer, épingler, couper. Piquer. Rectifier, finaliser.

Au son de la musique.

Parfois, dans des moments volés, entre midi et deux.

Ou bien le soir, à la lumière d’une lampe de table.

Toujours, afin de donner vie à quelque chose d’unique.

Qui laisse une trace. Qui crée une émotion.

Je vous souhaite une belle journée et plein de chouettes créations, avec vos mains

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Touching, trying, choosing. Measuring, pinning, cutting. Sewing. Adjusting, finalizing. 

At the sound of music.

Sometimes, in stolen moments, at lunch time.

Or late at night, in the lamp shade.

 Always with the only purpose of creating something special to offer.

Something which will leave a trace. Create an emotion.

I wish you a lovely day, friends and many creative moments with your hands

 

Un rituel – A Ritual

Parmi mes plus chers souvenirs d’enfant, trônent les rituels liés aux fêtes d’anniversaire en famille.

Je me rappelle encore de la fierté de pouvoir choisir mon gâteau préféré, ce jour-là. Ma mère, penchée sur la table de la cuisine, tablier noué à la taille, qui pétrit, découpe, décore, rien que pour moi. La cuillère à lécher. Le parfum du sucre glace. L’anticipation de la veille au soir, dans le lit, en imaginant le paquet cadeau qui m’attendrait à la table du petit déjeuner. Le bruit de l’allumette contre la boîte et les bougies qui s’allument, une à une. Rester pendant un temps qui semble ne jamais devoir finir à contempler ces flammes qui dansent, familières et pourtant toujours mystérieuses, avant de souffler fort, de tous mes poumons, pour les éteindre. Tant des petits, précieux instants de bonheur.

Aujourd’hui, je m’applique à les faire vivre à mon tour, religieusement et avec beaucoup d’amour, pour ceux que j’aime. Comme ma mère et ma grande mère avant elle, je me penche sur la table de la cuisine, tablier noué à la taille, je pétris, découpe, décore, rien que pour eux. Je leur donne des  cuillères à lécher, j’emballe les paquets cadeaux qui les attendront à la table du petit déjeuner. Je fais claquer l’allumette contre la boîte et j’allume les bougies, une à une, puis je les regarde, pendant un temps qui semble ne jamais devoir finir, contempler ces flammes qui dansent, familières et pourtant mystérieuses, avant de souffler fort, de tous leurs poumons, pour les éteindre.

J’étais l’enfant, je suis la mère.

Je sens, derrière moi, toute ma famille alignée, jusqu’à perte de vue, et je regarde celle qui est en train de naître sous mes yeux et qui sera là quand je ne le serai plus. Je me vois, à cet instant précis, au milieu de cette lignée, charnière entre passé, présent et futur.

Douce nuit, chers amis,

que votre semaine soit riche de beaux moments à partager

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The rituals connected to birthday parties rank pretty high among my dearest childhood memories.

I still remember how proud I was to choose the birthday cake. My mother standing upon the kitchen table, apron tied around her waist, measuring, kneading  and decorating, only for me. The spoon I would get to lick clean. The sweet smell of confectioner’s sugar. The anticipation on my birthday’s eve, lying in bed and imagining what gift wrap will lay on the breakfast table in the morning. The match scratching against the box and the candles being lit, one by one. I remember looking mesmerized at those familiar yet always mysterious flames for a time which seemed to last forever. Then the deep breath before blowing them out, one by one. All those little happy moments. 

Today, I’m the keeper of that ritual for those I love and I do so, with love and dutiful care . Like my mother and my grand mother before her, I stand upon the kitchen table, apron tied around my waist, measuring, kneading  and decorating, only for them. I give them spoons to lick clean. I wrap the gifts which will lay on the breakfast table in the morning. I scratch the match against the box and light the candles one by one. I see them look mesmerized at those familiar yet mysterious flames for a time which seems to last forever before blowing them out, one by one.

I was the child, I am the mother.

I look at today’s children, who will be there when I no longer will, and I can feel my parents and relatives behind meI see myself standing here, in the middle of this lineage, as a bridge between the past, the present and the future of this family of mine.

Sweet dreams, dear friends

and may your week be full of moments to share and cherish.

Il y a des jours – There are Days

Il y a des jours avec. Et des jours sans. Des jours où le bonheur n’est pas à portée de la main. Des jours où on est appelé à lever la voix pour se faire entendre, à rassembler toutes ses forces pour tenir bon face à la tempête qui s’en suit.

Mais il y a, dans ces jours-ci aussi, un rayon de lumière à trouver quelque part, n’est-ce pas. Il faut  avoir envie de le chercher de tout son cœur, loin, plus loin que d’habitude. Mais on finit par le trouver.

C’est la main d’une amie sur votre épaule. Une bougie que vous allumez, dans le silence du soir. Vos enfants qui ne posent pas de questions et vous serrent fort dans leur petits grands bras unis, pour vous réconforter.  Des images qui vous reviennent, chargées de bons souvenirs. Ne pas avoir de solution miracle mais aller se coucher, le cœur un peu plus léger.

Il y a des jours avec. Et des jours sans. Je ne les aime pas. Mais ils m’apprennent des choses.Me grandissent.

Douce nuit, chers amis.

Merci de venir me rendre visite, de plus en plus nombreux.

Ça me fait chaud au cœur.

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There are good days. And bad days. Days where happiness is not easy to find. Where you have to raise your voice to be heard, and brace yourself for the storm which will follow.

Yet, it doesn’t mean there is no ray of light to be found, somewhere, does it? You just have to look harder. Seek farther than usual. But you can find it still.

It’ll be a friend’s arm around your shoulder. A candle lit in the stillness of the evening. Your children not needing to ask you questions and holding you tight in their little brave arms to soothe you. Sweet images bringing back happy memories. Not having found a miracle solution but ending the day feeling lighter.

There are good days. And bad days. I don’t love them, but they teach me things. Make me stronger.

May your evening be nice, friends.

Thanks for being more and more to come and step by.

It warms my heart.

Bits and Pieces

Les derniers jours avant le retour de la petite famille. Les dernières heures pour remplir mes réserves de calme et de silence, mais aussi, pour finir de jeter le superflu accumulé dans l’année par manque de temps et d’envie de s’en occuper.

J’ai acheté quelques fleurs qui sentent bon pour souhaiter la bienvenue aux enfants, accroché plein de leurs jolies réalisations, refait un peu de déco par-ci, par-là. Que j’aime la sensation d’espace vierge qui se dégage après un bon rangement. Et surtout l’anticipation de tout ce qui pourra venir l’habiter…

Je vous souhaite un beau week-end, nous partons dans le sud à la recherche d’une dernière semaine de soleil. Profitez-bien où que vous soyez.

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The last days before the whole family is back. The last hours to fill up my stock of silence and quiet. But also, to finish getting rid of all the useless bits and pieces which have piled up during the year for lack of time and will to dispose of them.

I’ve bought some nice flowers to welcome the kids home, hung several pieces of kid art and made a few small decoration improvements. How I love that feeling of vergin space around which comes after a good tyding! And, even more, the anticipation of all the good things it has made room for…

I hope you have a lovely week-end wheverer you are, dear friends. We’re traveling down to the South of France in order to enjoy one last week in the sun. 

Ici et maintenant – Here and now

Ralentir

prendre le temps

de voir le monde autour

avec des yeux nouveaux

inspirer

puis

lentement

expirer

faire de la place

habiter

toute entière

ici et maintenant

2013.07.31 393

Slow down

take the time

to see the world anew

breathe in

then slowly

breathe out

make room

your home is

here and now

Des montagnes russes – On Roller Coasters

 Il y a, dans la vie d’une mère d’un pré-ado, des moments de grande joie et complicité et des moments où vous êtes  totalement à côté (c’est normal, il paraît). Il faut constamment s’interroger, s’ajuster. Très souvent, on est pile où il fallait être…quelques jours avant, parce que votre pré-ado est désormais passé à autre chose. Des montagnes russes, en somme.

Mais, dans ce parc d’attraction (qui, on me dit, ne va pas cesser de nous surprendre), il arrive de découvrir par pur hasard des îlots de paix et dialogue où l’on peut profiter de quelques instants de joie et simplicité (avant que ça ne redémarre, bien sûr). C’est ainsi que je me suis  récemment aperçue que mon pré-ado, qui se fait un point d’honneur de bouder mes gâteaux qu’il aimait tant et bien d’autres attentions, est heureux quand je lui bricole des petites choses. Je pourrais même m’avancer à dire qu’il tient beaucoup à cette preuve tangible de mon amour.

Alors, sans me poser plus de questions, dès que je peux, je lui donne rendez-vous là, dans cet espace où je sais que nous nous comprendrons. Après tout, que ce soit par le biais de mots, de douceurs, de bouts de tissus, ce qui compte vraiment est (toujours) de trouver la bonne langue pour se comprendre, n’est-ce pas.

imageLe joli tissu choisi ensemble chez Lil Weasel et des rubans fluo de la mercerie du coin / The nice fabric we bought together and some fluo thread from the local store

ImageUn petit porte monnaie/tickets de métro / A small pouch for coins and tube tickets

imageUne trousse (surprise) pour emmener le nécessaire à courrier en colo /A (surprise) letter holder to bring with him on summer camp.

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In the life of a mom to an almost-teenager there are moments of utter joy and complicity. And others, where you’ve just lost it (seems like it’s perfectly normal). You must constantly listen and adjust. Often you are exactly where you needed to be…a few days before because your almost-teenager has already moved on to something else. All right. Sort of a roller coaster.

But, along the way, you sometimes fall accidentally upon some safe heavens where things are nice and smooth (before getting loose again, of course). I thus discovered that my own almost-teenager, who takes a stand to ignore the produce of my baking which he enjoyed so much before, as well as many other gestures, is happy when I sew something for him. I might even get ahead of myself and say that he is keen on those tangible signs of my love for him.

WIthout further questioning I’m very happy to meet him there, where I know that we will understand each other. After all, be it with words, cookies or fabric straps what really matters is always to find the right language to get across to each other, isn’t it.

***

(désolé pour l’absence de lumière de mes photos. C’est l’été mais ce jour là il semblerait que le soleil était occupé ailleurs / sorry for the poorly-lit pictures. It should be summer but it seems like the sun was busy somewhere else the other day)

 
 
 

Déconnectée – Disconnected

Depuis mon retour d’Italie, je me sens un peu à côté.

De moi-même et des autres.

Déconnectée de cette source interne de lumière qui vous rend fort et confiant.

Pas tout le temps non plus, mais trop souvent incapable de me stabiliser dans une certaine sérénité du présent.

J’ai essayé tour à tour de 1) lâcher prise et rester immobile, à l’écoute de ce que cela peut bien vouloir dire, 2) lutter pour me débarrasser de cet état. Pour être une bonne maman, douce et patiente, comme je voudrais. Pour être disponible et gaie pour les autres. Pour essayer de faire aussi un peu ce qui est bien pour moi (un peu trop de choses en même temps, peut être?). Je n’ai pas obtenu de résultats durables, pour l’instant, je l’avoue.

En revanche, cette petite conversation m’est revenue à l’esprit, et je ne crois pas que ce soit un hasard. A méditer…

Petite conversation avec une enfant de 5 ans

– Chiara, tu rangeras ces poupées s’il te plaît?

– oui, maman

(Quelque temps plus tard, en voyant qu’elle n’a pas du tout rangé)

– dis-donc, ces poupées sont toujours là?

– ah oui. désolée, j’étais occupée..

– (mi sérieuse, mi amusée): ah bon…à faire quoi?

– (d’un air très étonné, comme s’il s’agissait d’une évidence): et ban…à jouer!

Voilà. Belle semaine les amis, je vous la souhaite douce et gaie

2013.07.31 947

Ever since I came back from Italy I feel aside. Disconnected from that inner source of light which gives one strenght and confidence. Not always, but way too often incapable of settling myself on a peaceful present. I’ve tried to 1) let go and just listen to what it all may mean 2) fight my way off this mood which I hate. In order to be the gentle and happy mom I want to be. Joyful and kind to others. And do a little bit of what’s good for me while I’m there (someone may be a little bit overdoing it?). With little succcess either way, I must confess. But this little piece of conversation has come back to my mind and something tells me it’s not by chance. To be meditated…

Conversation with a 5yo

– Chiara, will you put your dolls away from the floor please?

– yes mommy

– (some time later, seeing that nothing has changed) hey, you said you would tidy your room…

– sorry, I’ve been busy…

(half-serious half-laughing) oh really…doing what?

(looking quite astonished) well…playing, of course!

There you go. Have a nice and joyful start of the week dear friends…