…et fin (coeur de joie)!

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Avant de vous en donner la recette, voici, comme promis, le final de la laborieuse réalisation de ce gâteau angélique. Je ne m’épargne rien, mais il y a un happy  ending et c’est tout ce qui compte. Et puis, j’espère bien que, grâce à mes conseils avisés, vous pourrez le refaire puisqu’au final il était vraiment délicieux et plutôt joli, je trouve.

Petit ré-cap oblige: à la veille de la fête, pour la deuxième soirée de suite, je me couche à pas d’heure à cause de charmants coups de scène pâtissiers (voici les épisodes I et II). Quelqu’un de moins persévérant aurait tout jeté à la poubelle. Mais je n’allais pas non plus permettre à quelques œufs et à un paquet de farine de me gâcher la journée. Et puis, la chair-de-ma-chair-que-j’ai-porté-en-mon-sein-pendant-9-mois-et-allaité-12-mois-de-plus  attendait un beau gâteau, réalisé par sa MAMÔÔN. Je ne pouvais quand même pas la décevoir en jetant l’éponge et en me ruant à la pâtisserie du coin, non? (…Si?) NDR: Soit dit au passage, chère lectrice pâtissière, ceci nous mène à ce constat hilarant: si, par une heureuse coïncidence des astres et de tes humbles talents démultipliés par ta bonne volonté de bien faire, tu réussis une (seule) fois un beau gâteau à (un de) tes enfants, prends garde! Ensuite, sache-le, il te faudra juste être à la hauteur…pour toujours (et pour chacun d’entre eux bien sûr, sinon bonjour les jalousies). Alors qu’avec des gâteaux bien ratés, tu seras à jamais pépère dans ta cuisine même avec un quatre quarts à moitié brulé. Tu vois un peu l’injustice? Le choix Hamletique? Bon, ensuite, si tu veux persévérer sur le chemin de ta perdition, ne dis pas que je ne t’avais par prévenue.

Donc, disais-je, je découvre à minuit que ma pâte à sucre, dont je me voulais même pas me servir au départ, est bonne pour la poubelle du coup le lendemain, samedi, levée aux aurores pour faire d’abord ce que j’aurais voulu faire avec calme pendant la matinée et, à dix heures, en route pour l’incontournable Mora. Je m’arrête acheter de tickets au métro, musique à fond dans les écouteurs pour me motiver, et vite vite sur le quai que le planning est serré .

Soit dit au passage, Mora, c’est un peu la caverne d’Ali Baba de ceux qui aiment la cuisine et la pâtisserie et il me faut un grand effort pour essayer de rester concentrée sur mon but et ne pas acheter la moitié du magasin. Heureusement que les prix vertigineux sont là pour me décourager et je ne laisse dans mon panier que des petites bougies pastel et un feutre or (l’indispensable, en somme). Seul hic, la vendeuse n’y comprend rien en pâte à sucre, et, vu les circonstances, c’est quand même bête. Mais, j’ai compris que c’est une caméra cachée désormais, je ne vais pas leur donner satisfaction et me laisser filmer en train de faire un esclandre (non non et non). De toute façon, ça ne peut pas être si dur; il n’y a que deux marques, dont une que je ne connais pas du tout et la Wilton. J’opte pour celle-ci qui devrait être de bonne qualité vu que c’est un peu leur fond de commerce.

Je n’y ai mis qu’une petite demi-heure, je suis fière de moi et je me dirige à la caisse tout sourire. Ça fait vingt euros me lance la caissière, tout sourire à son tour. Je plonge dans mon sac pour en sortir mon portefeuille et ma carte bleue mais RIEN. Le portefeuille y est, mais pas la carte. Je réfléchis: je l’ai sortie tout à l’heure…pour acheter des tickets de métro…non, je n’ai quand même pas pu…si? Illumination: je l’ai laissée dans le distributeur (si si). La caissière me regarde en comprenant mon double souci; je peux vous faire un chèque, je lui réponds, pleine d’espoir? Ah non, je regrette, cb ou espèces, dit-elle d’un air de regret. Grand moment de solitude chez Mora parce que souvent je n’ai pas (du tout) d’espèces. J’ouvre alors la fermeture éclair de mon portefeuille, pleine de résignation à mon triste sort et j’entrevois pile un billet de 20€, soulagement! A cinquante centimes près, j’étais cuite, enfin un peu de chance!

Vite, je prends mon (précieux) sac et je file dans le métro pour rentrer à la maison, pourquoi pas, récupérer ma carte au passage si ma bonne étoile m’assiste – oui, je l’ai retrouvée, quelqu’un d’honnête l’avait déposée au guichet. Juste, alors que l’heure tournait et il était déjà midi passé, on m’a fait attendre des heures pour remplir tout un tas de formalités.

Et là, c’est fini, vous vous dites peut-être; elle est rentrée à la maison, a étalé sa pâte à sucre et voilà le joli gâteau. Et non: il nous reste encore un beau, dernier, juteux rebondissement dont je ne vais quand même pas vous priver!

Parce que oui je suis rentrée à la maison, j’ai re(re)ssorti mon attirail de pâtisserie et j’ai commencé à étaler cette bénie pâte à sucre. Mais dire que j’y suis bien parvenue serait un peu abusé.Au bout d’un quart d’heure que je la malaxe et que je me fais des muscles en béton avec le rouleau à pâtisserie, elle daigne (enfin) s’étirer à une taille à peu près convenable. Je la pose sur le gâteau et je commence à la lisser pour qu’elle adhère bien aux côtés. Or, si ce passage est un peu délicat, normalement il suffit que la pâte soit bien souple et qu’on tire délicatement de tous les côtés pour qu’elle s’étire très aisément, sans problèmes majeurs. Si, en revanche, votre pâte à sucre n’est pas souple (et c’était le cas, vous l’avez compris) dès que vous la posez sur le gâteau, elle refuse de s’étirer et préfère se fissurer (des fissures? des canyons que je vous dis) juste en dessous du bord supérieur qui lui oppose résistance. Graaand moment de solitude dans ma cuisine. Pas le temps de racheter une autre pâte à sucre, trop tard pour aller chercher assez de pâte d’amande ou mettre du chocolat (qui ferait fondre le beurre), la débâcle en somme. Et c’est là, au fond du fond du trou, que j’ai pensé aux plumes des invitations et au fait que, si par chance, elles voudraient bien coller à la pâte à sucre avec un peu d’eau, j’avais peut-être trouvé une issue.

Et le voici, ENFIN, le happy ending promis: tellement que la pâte était raide, elle n’a eu aucun souci à être un peu mouillée et, au fur et à mesure que je collais les plumes, je me suis prise au jeu et j’en ai mises un peu partout, pour fabriquer un nid-nuage tout doux pour la petite fée que j’avais repérée il y a quelques mois.

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Ce qui est extraordinaire dans toute cette histoire c’est que, sans le faire exprès (c’est la moindre des choses qu’on puisse dire), je suis retombée pile dans le thème de la fête, avec la symbolique de l’oiseau et de son envol, les nids de meringue, les petits œufs, le rose pastel…

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Du coup, le tout créait un ensemble joliment coordonné et la petite destinataire de la fête en a été vraiment heureuse. Inutile de dire que son regard plein de joie a effacé (enfin, presque) toutes les mésaventures rencontrées.

Morale de l’histoire? Le hasard vous fait vraiment de grosses frayeurs parfois, mais si vous le suivez jusqu’au bout, il peut vous réserver aussi des belles surprises.

A méditer

et à très vite avec quelques recettes!

Une recette à rebondissements

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Si vous avez envie de rigoler un bon coup, voici le récit tragicomique des deux jours de réalisation de ce gâteau d’anniversaire, de ses nombreux rebondissements, maintes frayeurs, jusqu’au happy ending sur le fil de laine que vous voyez.

En effet, ce gâteau s’est retrouvé tout de plumes vêtu sans que ce soit planifié. Tout simplement, comme c’est souvent le cas dès qu’on essaye de créer quelque chose, tout ne se déroule pas exactement comme prévu, mais ce n’est pas toujours pour le pire, parfois c’est pour le mieux. Ce n’est pas comme ça que je l’avais imaginé, mais au final c’est exactement comme ça que je le voulais. Ahem.

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Tout a commencé parce que j’avais envie de faire un gâteau à l’intérieur coloré en dégradé sur des tons de rose et avec du blanc (ou du pastel) à l’extérieur. Aussi, comme il m’était arrivé d’avoir des soucis avec les colorants dans la pâte à gâteau, je voulais miser sur une recette béton (ndr: je sais désormais que ce sont certains colorants qui ne marchent pas bien. Mais n’anticipons rien…). Voilà donc l’occasion parfaite pour tester cette recette de white cake vue sur le site de la reine canadienne du gâteau: Rosie, alias Sweetapolita.

Je planche ensuite sur Pinterest pour trouver une inspiration pour l’extérieur. Je pencherais pour crème au beurre mais, je m’aperçois qu’il me reste 500gr de pâte à sucre blanche qui arrive à péremption et je me dis, tant pis, la pâte à sucre ce sera aussi bien (petit rire de celle qui sait la suite de l’histoire).

Les jours passent et le jeudi soir, en accord avec mon planning de combat à preuve de tout contretemps, je me lance dans la cuisson des 4 gâteaux pour arriver samedi à l’heure J « avec les pieds en éventail. Je sors donc ma balance électronique (c’est du Sweetapolita, les amies: 327 de ci et 412 de ça, on ne rigole pas que je vous dis) et je commence à peser mes ingrédients. Mais au bout de quelques minutes, la balance s’éteint…J’éteins et je rallume, je ne me noie pas dans verre d’eau. Ca repart, mais, se ré-éteint quelques minutes plus tard pour cause de batterie à plat. C’est pas grave, je minimise; c’est aussi bien si j’y vais à l’œil. Ce n’était pas si grave que ça, mais si le bonjour se voit du matin, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Parce que, justement, quand je plonge le bâtonnet recouvert d’un peu de colorant gel dans le premier bol de pâte, divisée à l’oeil, je la vois se colorer d’un beau violet, bien bien foncé, alors que je croyais mettre du rose (je voulais faire un gâteau dégradé rose n’est-ce pas). Bonjour, les couvercles des petits flacons inversés…Stoïque, je serre les dents et je me dis que c’est même mieux, ça donnera de la profondeur et je continue de colorer les trois autres bols (même si mon cœur désormais tremble ).

Puis, il faut beurrer et fariner les moules, il s’est fait tard à force de contretemps, je commence à fatiguer un peu et quand la voix de la paresse me souffle: pas besoin de mettre du papier cuisson, je cède à son appel. Vous voyez ce qui va se passer non? Moi non et j’enfourne mes deux premiers gâteaux.

Vingt minutes plus tard: démoulage du premier…c’est nickel. Impeccable. Un gâteau tout beau, tout rose, parfumé de beurre et de vanille, digne de Sweetapolita. Ha! Démoulage de son voisin de cuisson. Mais, une moitié descend sur la grille à moitié dégoulinante, l’autre reste dans le moule. Quoi dire? Juste le cauchemar de la pâtissière à l’avant veille d’une fête. Graaand moment de solitude dans ma cuisine. Tant bien que mal, je remets la partie pas cuite dans le moule et j’enfourne quelques minutes (…quinze…) de plus.

Et, ce n’était pas fini: le gâteau n’était plus violet, mais avait pris une étrange couleur grise-verte…! (Ce qui nous apprend définitivement que le colorant violet Wilton produit une étrange réaction chimique à la cuisson, c’est la troisième fois que cela m’arrive, et vire de nuance même avec un white cake donc, ne pas en acheter si vous voulez colorer des gâteaux!) 

Donc, il est 23h30, il y en a partout dans ma petite cuisine et je regarde mon gâteau martien recomposé, qui n’en finit pas de cuire dans le four en sachant qu’il me reste encore la deuxième fournée à faire après avoir attendu que celui-là refroidisse pour en réutiliser le moule…

Autant vous dire que le moral n’était pas des plus gaillards pendant que, à minuit passée, j’enfournais ENFIN les deux suivants (bien couchés sur du papier cuisson en plus du beurre et de la farine cette fois-ci) et, qu’en attendant qu’il cuisent, je lavais une petite montagne de bols et d’ustensiles. Parce qu’à ce moment précis, je savais bien, sans la possibilité d’un doute (et toi, ô lectrice qui fais de la cuisine, tu me comprendras je le sais) que j’étais bien bien loin d’être sortie de l’auberge…

à demain pour la suite, si le coeur vous en dit

Puisque c’est ainsi

Bon, bon, bon. C’est dur, je l’admets (pas seulement l’hiver, ni la grippe que je pense avoir attrapée). Ce cap-là me fait tout bizarre. D’ailleurs, j’ai failli oublier de préparer les petites cartes d’invitation. Comme acte manqué, ce n’est pas mal, moi je dis. Du coup, j’ai du m’y mettre hier entre midi et deux, et puis après le dîner, jusqu’à minuit. Mais c’était bien; il n’y a rien de mieux que le travail manuel, quand la tête gambade…

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Que princesse soit

Quand la pupille de vos yeux, désormais fréquentant la maternelle, commence à parler (un peu beaucoup) de robes de princesses alors que vous n’aimez pas trop le rose, les princes à attendre et tout le tralala, vous voilà devant le choix hamletique entre lui faire plaisir ou bien respecter vos envies.

Je vous épargne les cogitations et je ne vous livre que leur résultat: avant d’arriver à une crise d’abstinence princière susceptible de générer des cadeaux indésirables dont il serait difficile de se débarrasser, que robe de princesse soit alors, mais…fait maison.

Donc, pour réaliser, cette fois-ci avec un peu de couture, un déguisement de jolie princesse pas-trop-parfait (et c’est pour ça qu’on va l’aimer), il vous faut:  du velours stretch, du satin et des paillettes à coudre ou des jolis rubans pour réaliser le petit haut

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pour le bas des manches: du satin et du tulle à paillettes superposés. Idem pour la jupe (prévoir deux, voir trois fois la taille souhaitée pour plus de volume)

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pour l’indispensable couronne: du plastique rigide recouvert de satin doublé et décoré avec des cabochons (à fixer avec un pistolet à colle)

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et, pour que les mains royales de la princesse ne soient pas encombrées, pourquoi pas lui bricoler un petit sac à liens coulissants avec vos chutes de tissu

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Mais, c’est là que le doute vous assaille: et si votre robe n’était pas assez princière? Pas de panique, il y a un crash test infaillible:

du rose? check

des paillettes? check

une jupe qui tourne? check

Et bien, bravo, le fruit de votre travail est une authentique robe de princesse!

Ma foi, ça vaut le coup d’essayer, je vous le promets. Si vous débutez, comme moi, vous allez un peu galérer par-ci par là, vous vous ferez des petites frayeurs (comme se rendre compte que l’encolure est trop petite et la tête ne passera pas). Mais, vous allez faire quelque chose d’unique, à votre goût, et vous allez apprendre plein de choses en corrigeant vos erreurs. Et ça, ce n’est pas rien.

Et puis, je vous parie que vous serez accueillie par un sourire radieux, comme celui-ci.

Et ce moment-là, il vaut de l’or…

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Joyeuses créations…