Un arrière-goût d’été – An aftertaste of summer

La douceur de la fin de l’été. Des dernières soirées de lumière quand on s’aperçoit qu’elles commencent à raccourcir. Les couleurs vives des fruits de saison, encore abondants sur les étalages. Le joli bric à brac de vêtements que l’on choisit parce qu’on ne veut pas encore laisser aller la belle saison pour rentrer dans l’hiver.

Nous avons eu envie de prolonger cette douceur en réalisant des sorbets tous simples avec des pêches et des (étonnantes) fraises de fin de saison.

Quel plaisir des papilles! Et quelle surprise, en retrouvant tout entier cet arrière-goût d’été qui avait accompagné autant de mes étés romains, lorsqu’on se régalait des mêmes douceurs, sur notre balcon ombragé. Que de souvenirs, au détour d’une simple bouchée de fruits glacés.

Si vous voulez vous y essayer, il vous faut juste un robot de cuisine. Mixez vos fruits préférés, bien murs, avec la même quantité d’eau et moitié poids de sucre roux. Une fois que le sorbet aura pris au congélateur, remettez-le dans le bol du mixeur, en réalisant des lamelles avec une cuillère à glace. Après un nouveau mixage, vous obtiendrez un sorbet très mousseux, qu’il ne vous reste qu’à remettre quelques heures au frais.

Régalez-vous, chers amis et profitez bien de la douceur de ces jours-ci.

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How sweet is the end of summer. The last nights of full light when you sense that days are starting to get shorter. All the colors shades of summer fruits, still abundant in the stores. The lovely mix and match of clothes you wear when you aren’t yet ready to give in to the incoming colder season.  

We’ve indulged into making this sweetness linger by turning peaches and (surprisingly good) local end-of-summer strawberries  into homemade sorbets. Nothing fancy really, but what a delight!

And what a surprise to find this aftertaste of summer shooting me right back into those Roman summers when we used to party with my mother’s sorbets in our shadowed city terrace. How many memories in just one spoon of iced fruits.

If you want to give it a try, you only need a stand up mixer. Slice your favorite fruits and puree them with the same amount of water and half the amount of unrefined sugar. Once the sorbet has chilled, put it back into the mixer bowl bit by bit, with an ice cream spoon. Mix thoroughly again and you will obtain a smooth and lovely sorbet which you only have to store back into the freezer.

Enjoy dear friends, and take all these sweet days in.

Arles Photography 2013

Ah, il pleut, il fait froid, le ciel est gris, qu’est-ce que ce temps? Nous avons fait une chute en avant dans le mois de novembre qui ne va pas du tout, du tout. Vite, un antidote, en attendant le retour d’un beau mois de septembre comme il se doit. Vite, de belles images, du soleil, du ciel bleu!

Oh my, it’s raining, it’s cold, the sky is grey, what’s wrong with this weather? We’ve fast-forwarded into Novembre, bad bad move. It’s high time for some antidote to keep us until nice and cool September is back, right? Bring on the sun, a blue sky and beautiful pictures!

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Ah..là ça va mieux. Belle journée chers amis, ensoleillée dans nos cœurs au moins !

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Ah, it’s better now, isn’t it? Have a lovely day dear friends, sunny in our hearts at least!

Parfois c’est plus dur – Sometimes it’s harder

J’ai appris depuis des années à rester sur mes gardes quand je rentre en Italie: un peu de bonheur c’est bien, mais trop vous fera regretter de devoir repartir. Alors: prudence avec le bonheur.

D’habitude, ça marche.

Cette fois, j’ai dû rater quelques étapes, parce que ma première semaine de vacances a été très bien, trop bien justement, : du soleil mais pas trop de chaleur, des enfants charmants, des amis différents à retrouver tous les jours, des belles sorties au lac, en forêt, à la mer, de bons petits plats italiens comme on aime. Du coup, la deuxième semaine a été  un peu gâchée par l’idée que j’allais devoir repartir, sans compter que maintenant que je suis revenue à Paris c’est dur, très dur même.

D’abord de quitter à nouveau Rome, ma ville, dont la lumière et la beauté sont simplement renversantes en cette saison. C’est là que j’ai dû baisser la garde en premier lieu parce que à chaque coin de rue je me revoyais enfant ou ado, ma baladant avec des copines ou main dans la main avec un amoureux ou faisant des projets pour mon avenir. Surtout le soir. Dans ces soirées romaines chaudes et douces où tout le monde, touristes et romains, dîne dehors sur les places, dans les ruelles, chacun vacant à ses occupations, avec la sensation que la soirée ne va jamais finir et que tout est possible sous ce ciel-là, jusqu’au bout de la nuit.

Puis, c’est dur de quitter certains endroits qui me sont chers ou que j’ai retrouvés, intactes, avec une nature toujours luxuriante et des gens chaleureux et simples, avec qui on est bien avec si peu, loin de la frénésie d’une métropole (je ne sais pas quand, d’ailleurs, mais il est certain qu’un jour je quitterai la ville, et sans regrets). Et, bien sûr, aussi ma famille et mes amis, ceux qui m’ont vue grandir, qui me connaissent tellement bien que sans parler déjà on se comprend.

Trop de jours, trop de bonheur, trop de retrouvailles heureuses. Non pas que je sois mal ici à Paris. Mais, c’est différent. Très différent. Je suis seule avec ma vie, mes problèmes et mes joies, sans le soutien et la présence, parfois encombrante certes, de l’affection à l’italienne. Ce fut un choix, que je ne regrette pas. Juste, quelques fois c’est plus dur que d’autres…

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I’ve learned some years ago to be careful when I go back to Italy. To give in to a little bit of happiness but not too much, in order not to regret having to go back. I take it easy and normally it works out fine.

But this time I must have skipped something because the first week of holidays was good. I mean, really good: sunny but not too hot, lovely kids, different friends to meet up every day, cool outings to the lake, the woods, the sea, scrumpious Italian food. That was way too much,  meaning that the second week was slightly spoiled by the idea of having to go back and now that I’m back, it’s tough. I mean, really tough.

It’s hard to leave Rome again. My hometown. Whose light and beauty in this season are just stunning. That’s where I must have misdone something in the first place because at every corner I saw myself as a kid or a teen, strolling with friends, hand in hand with a boyfriend or making plans for my future. Mostly at night. On those Roman hot and sweet nights where everybody eats outside, Romans and tourists, each busy with his life but all feeling like the night will never end. 

Then it’s hard to leave some places I cherish or have just found back where nature is still flourishing and the people are just so simple and welcoming you feel right at home. Far from the hectic city life. Then to leave my family and long-time friends. Those who know me better, who saw me growing and understand me without me speaking. Those with whom we laugh at the same jokes, with just a glance, because we know.

Too many days, too many delights, too many happy welcome-backs. Not that I’m unhappy in Paris. But it’s different. So different. I’m alone with my life, with its problems and joys. Far from the the (sometimes-too-present) Italian kind of love. It was my choice and I don’t regret it. Simply some times it’s harder than others.. 

 

En attendant – Longing

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Envie d’été, de chaleur, de soleil.

Acheter des nouvelles plantes, manger nos fraises nouvelles.

Souffler, attendre le départ pour les vacances…

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Longing for summer, sun and warmth.

We bought some new flowers and ate our sweet strawberries.

Chilling, waiting for the holidays to arrive…