Parfois le temps

Pour continuer cette petite série sur ma ville natale, ce soir j’ai envie de vous montrer un endroit magique que j’étais moi-même très heureuse de (re)découvrir. Pas très loin de la maison de mes parents, dans une zone qui a été miraculeusement préservée par les coulées de béton, se trouvent des prés, des chevaux, des oliviers, des buissons à mures et un ancien château du moyen age qui pendant longtemps était laissé semi à l’abandon. Enfant, on passait sous les clôtures et on allait jouer ou pic-niquer dans ces pâturages, on s’imaginait explorateurs dans les vieux bâtiments décadents, on jouait à se faire peur avec les serpents d’eau qui se cachaient parfois dans la vieille piscine abandonnée. Adolescente, je parcourais les mêmes chemins pour aller courir et je regrettais beaucoup de voir ce si beau domaine laissé un peu en ruine.

Les années ont passé, je ne suis plus allée si souvent à Rome et de toute façon pour des périodes assez courtes. Mais cette été, ayant deux semaines entières devant moi, tout naturellement j’ai eu envie d’aller visiter cet endroit avec l’espoir secret de le voir revivre. Qu’elle n’a été mon étonnement en découvrant  que le domaine avait en effet été remis à neuf par de nouveaux propriétaires et a été transformé un relais cinq étoiles qui semble bien valoir sa réputation. Comble de la surprise, la où avant se baignaient heureuses les grenouilles, il y a maintenant une magnifique piscine entourée par les pins d’autrefois. Chiara et moi nous sommes empressées d’aller la tester et nous y avons passé deux excellentes après-midis sous un ciel bleu cobalt, bercées par le chant des cigales. Comme quoi, si le temps qui passe parfois vous laisse un mauvais goût dans la bouche, parfois il réalise aussi vos rêves d’enfance…

Belle soirée chers amis,

si vous avez l’occasion de faire un jour un tour au Relais della Castelluccia,

passez-lui le bonjour de ma part.

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In order to continue this small series about my hometown tonight I want to show you a special place which I was so happy to (re)discover. Near my parents’ place there is a bit of land which has luckily escaped massive construction. There are olive trees, pastures, blackberry bushes, horses and a Medieval castel which used to be half abandoned. When I was a child, we went down these paths with my mother or friends to play and picnic. We would pass under the fences and go exploring or looking for snakes in the abandoned pool. When I was older I used to go jogging there and each time it would make me sad to see such a beautiful place left to crumble. 

The years went by and I didn’t go back to Rome that often and for short periods of time only. But this time around, knowing I had two full weeks before me I looked forward to paying a little visit to this place with the secret hope of seing it flourish again. I was not disappointed! A new management has bought the manoir and it looks beautifully tended. We’ve only visited the hall but it was enough to get a glimpse of how sumptuous its interiors must be – for the wealthy clients’ delight. But the surprises were not over: where snakes and frogs used to be, shimmers now a huge flawless pool surrounded by the old trees I know so well. Chiara and I took it very seriously to test it and we’ve had a lot of fun diving and swimming under the perfect blue Roman sky. Well, so nice to see that if the years revolving can make bad jokes on you they can also make your childhood dreams come true. 

I wish you all a lovely evening friends.

If one day you have a chance and go visit the « Relais della Castelluccia »,

say I from me.

Juste le ciel bleu

Pas de grands voyages pour moi cet été mais des vacances toutes simples, douces et lentes.

Juste le ciel bleu de Rome, sa lumière unique. Ces chemins que j’ai parcourus mille fois et que j’ai redécouverts avec ma fille. Trouver des mures, caresser des chats, regarder les petites hirondelles dans leur nid. Emporter des carottes pour les donner à nos amis chevaux. Me retourner à tout hasard et avoir la chance de saisir cet instant magique et le début d’une amitié spéciale.

Je vous souhaite une belle soirée, chers amis.

Quels sont vos projets de vacances à vous?

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No big plans for me this year but some sweet and slow summer holidays. Just Rome’s blue sky. Its unique light. Familiar paths to rediscover with my girl. Black currants to look for. Kittens to pet. The swallows’ nest! Carrots in my pocket for our horse-friends. A most welcome camera to seize one very special glance and the debut of a special friendship.

I wish you all a happy evening friends. What are your plans?

A little fairy

 Un matin de juillet où le soleil jouait à cache-cache, je suis descendue dans le jardin secret de mon enfance. M’accompagnait une petite fée des bois, toute de bleu vêtue. Trouvant le lieu à son goût, elle a vite disparu, affairée et gaie. En silence je l’ai suivie, sans savoir si c’était elle que je regardais où mon propre bonheur d’enfant.

Le vieux terrain de tennis où nous jouions à la bonne franquette a été abandonné; la nature a repris le dessus, les arbres ont poussé. J’étais heureuse de retrouver le refuge de tant d’après-midis de jeux, sous le ciel bleu des étés romains, un peu changé mais foncièrement le même. Surtout (surtout) j’étais heureuse d’entendre cette petite fée jolie chanter et rire ici-même et me montrer tous les trésors qu’elle avait trouvés.

Quelle chance que j’ai. Oh que oui, j’ai beaucoup, beaucoup de chance.

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A cloudy morning of July I went to see my secret garden. The one where I spent so many of my Roman school holidays under a perfect blue sky. With me came a little fairy, with loosen hair and bleu attire. She liked the place at once and quickly disappeared with a lot to do. I stood by and watched, not so sure if it was her I was watching or my own childhood delight.

The old court where we used to play our own tennis games is no longer in use and nature has reclaimed it. The trees have grown so much. It was good to find these old friends back,  different of course yet the same. But most of all  it was good (so good) to hear this lovely little fairy sing and dance here. And to have her show me all the treasures she had found.

I am lucky. Oh yes, I am so, so lucky.

 

 

La Terrazza Mascagni

Que j’aime cet endroit. En hiver, quand les vagues en éclaboussent les rambardes d’écume, sous un ciel menaçant. En été, quand la chaleur écrasante se fond aux rires et aux annonces grésillantes des établissements balnéaires voisins.

Ce n’est probablement pas un hasard puisque les familles de mes parents se retrouvaient toutes les deux à Livourne pour les vacances d’été, tout en venant d’autres villes. Il était donc inscrit dans mes gènes que j’allais aimer ce paysage bien avant de le connaître.

Je vous souhaite d’y faire un tour un jour. C’est une petite ville de bord de mer, brouillonne comme il se doit, mais authentique et accueillante.

Que votre soirée soit belle, chers amis.

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How I love this place. During the winter, when the rolling waves hit and spray its barriers under a threatening sky. During the summer, when laughters and crappy microphone announcements from the nearby seaside resorts echo in the hot air.

It shouldn’t come as a surprise though as both my parents’ families used to come here for the summer holidays although they lived in different towns. I guess one can say that Leghorn and its terrace were in my genes to love before I was born.

Go tour it one day if you can. It’s a small seaside town, Italian-style messy and truly welcoming.

I wish you all a lovely evening, friends.

Making spring

Quand les petits soucis s’accumulent et même la gaieté des enfants n’arrive pas à me rendre le sourire, il est toujours temps d’ouvrir les fenêtres, attraper une pelle et creuser dans la terre pour faire entrer le printemps. Pas besoin de grandes paroles, d’explications compliqués. Deux balconières suffisent. Et du terreau plein les mains, des graines, des fleurs. CA ne rate jamais.

When small worries pile up and even my children’s laughter can’t bring back my smile, it’s always high time for opening the window, grabbing a shovel and starting to make spring around the house. No need for big words or clever explications. A couple of vases suffice. Dirty hands, seeds and flowers. It does the trick every time. 

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D’abord j’ai planté du basilic pour les pâtes et les salades qui viendront (et oui, je ne suis pas italienne pour rien). Puis, des graines et des bulbes de frésias que ma mère m’avait envoyés l’année dernière par la poste.

Planter des graines et attendre cette petite pousse qui perce a toujours été un acte à la fois simple et magique pour moi. Cette fois-ci, encore plus; ces bulbes, qui avaient été mis de côté puis oubliés, je les ai retrouvés par hasard l’autre jour. Enfin, peut-être pas. Vendredi, en effet, c’est mon anniversaire et à cette même époque de l’année à Rome, quand j’étais enfant, les arrière-arrière-parents de ces mêmes frésias étaient en fleur sur nos balcons et embaumaient l’air de leur parfum si subtil. Du coup, pendant que je creusais, j’installais et arrosais, accroupie et  pleine de terre comme la petite fille que j’étais, ce sont toutes les heures passées sur ces mêmes balcons avec ma mère qui ont commencé à défiler devant moi. Et la belle lumière de Rome au-dessus de nous, les rires, les jeux, les fêtes d’anniversaire qu’elle nous organisait en cachette de notre père. Mais aussi, inévitablement, j’ai pensé au temps qui passe, à ses forces qui déclinent, à cet anniversaire qui ne change rien mais marque quand même un cap. Et tout ça m’a rendue triste mais heureuse.

Quel voyage dans une poignée de bulbes.

La vie de hier et celle de demain, réunies, sous cette couche de terre brune…

Que votre soirée soit belle et riche en souvenirs, chers amis.

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I’ve started by planting some basil for future pasta recipes and salads (well, I am Italian by all means). Then I carried on with some seeds and bulbs which my mother sent to me last year. Making spring and waiting for that little sprout has always been simple and special for me. This time around, even more. These bulbs had been stored away then forgotten then found back by chance. Well, maybe not so by chance. This Friday it’s my birthday and when I was a child, in Rome, at this time of the year the great-great-grandparents of these very freesias used to blossom on our balconies and perfume the air with their sweet scent. So, when I was making room for them then covering and watering them, all the hours spent on those balconies with my mother came rushing by. And the beautiful light of Rome, our laughters and games, the birthday parties which she used to organise for us without our father knowing. But also, inevitably, the thought of time flying, of her strengths declining and how this next birthday of mine doesn’t change anything really, yet it is there. And it all made me sad but happy.

This whole journey in a handful of bulbs.

The old and the new life, reunited, under this dark layer of soil…

May your evening be full of memories to cherish, dear friends.

Un Réveillon – New Year’s Eve

Chers amis, je vous souhaite un beau (et bon!) réveillon

et une Année 2014 pleine de joie et de belles surprises!

A vite, avec quelques photos de nos vacances en Italie,

après demain nous quittons Rome pour la Toscane..

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Happy new Year’s Eve friends,

may your 2014 be happy and fun.

I’ll be back soon with some pics of our holidays in Italy,

we’ll be leaving Rome for Tuscany in two days.

Cheers!

Préparer Noël – Making Christmas

Bien sûr il y a  le sapin, les lumières et les cadeaux. Mais mon Noël ne serait pas le même sans la Crèche. Cette tradition, typiquement italienne, est un fil rouge qui court depuis mon enfance, quand nous préparions la nôtre avec ma maman. Que j’aimais ce jour où la grande malle en bois s’ouvrait pour en ressortir les personnages et les petits animaux soigneusement emballés depuis l’année précédente! C’était à ce moment précis, bien avant que les jours du calendrier aient une signification concrète, que je savais que Noël était proche.

Il fallait faire de la place sur l’étagère, disposer les livres pour faire les montagnes, le papier dessus pour qu’elles prennent forme. Ensuite, décider où placer chaque personnage, les petites maisons là haut sinon elles sont trop petites, puis les lumières, la mousse, l’étalage de la marchande avec les petits légumes qu’on avait modelés nous mêmes. La mangeoire entre Marie et Joseph restait vide jusqu’au 25 matin, quand nous y déposions le petit Jésus. Chaque jour je regardais ce vide au milieu de la fête des lumières qui clignotaient et des personnages affairés chacun à son activité. Je déplaçais les rois mages, petit pas par petit pas, et je comptais les jours qui me séparaient de la naissance de cet enfant spécial – non pas en tant que Sauveur comme on me l’apprenait au catéchisme, bien sûr, mais en tant que nouveau-né, comme je l’avais été aussi, car chaque naissance est un peu un miracle en soi. C’est en ce sens avant tout que cette histoire me paraît belle et universelle et c’est ainsi que je l’ai racontée à mes enfants.

Depuis, je suis la gardienne de cette tradition dans ma nouvelle famille. Nous installons notre crèche ensemble et elle s’agrandit au fur et à mesure avec des petites acquisitions que nous faisons à Piazza Navona (un fontaine, l’année dernière!) ou de nouveaux bricolages. Cette année, pour la première fois, Gabriele a voulu commencer à installer le décor, à sa manière, tandis que sa sœur suivait attentivement. Je les ai regardés faire, pour la première fois spectatrice, heureuse et un peu émue dernière mon objectif.

Que votre veillée de Noël soit pleine de lumière et de joie, en compagnie de ceux que vous aimez, chers amis.

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There is the tree,the lights and the presents of course. But Christmas for me wouldn’t be such without the Creche. This tradition takes me right back to when I was a child helping my own mother to make ours. How I loved the day when we would open the wooden trunk to fish out all the ornaments! That’s when Christmas time would begin for real.

We had to make room for the creche on the bookshelf. Arrange books to make the mountains and cover them with paper. Then it was time to decide where to put each character, the little houses and the lights, the moss, the grocery stand with our homemade vegetables. The manger between Mary and Joseph would remain empty until the 25th when we would lay little Jesus in it. How I longed for his birth as each day I would stare at that empty spot in the middle of the creche so full of lights and life. Of course I didn’t wait for any Savior as I was taught. I just waited for a newborn baby, just like I had been. Because each birth is a little miracle in its own way. In this respect this story seems universal to me and that’s how I’ve taught it to my children.

Now I’m the keeper of this tradition in my own family. We build our creche together each year and it gets bigger with new little details we buy in Piazza Navona (a fountain last year!) or make ourselves. This time, Gabriele’s taken the lead in setting things up while his sister followed closely. For the first time I got to stand by and watch, happy and moved more that slightly behind my camera.

May your Christmas  be merry and bright with those you love, dear friends.

Une nuit spéciale – A special night

La nuit entre le 12 et le 13 décembre, est une nuit spécial dans ma famille: c’est la nuit où la Sainte Lucie descend du ciel avec son âne et apporte des douceurs aux enfants sages.

Quelle émotion, enfant, ce coucher-la, en regardant le ciel étoilé qui n’était plus vide et obscur au dessus de nous, mais soudainement tout habité par cette présence amie. Combien d’heures passées au fond de mon lit à guetter le moindre bruit sur le balcon. A l’imaginer, elle qui remplissait nos chaussettes de dons, chaque année, sans que personne ne l’aie jamais vue. Combien d’allers-retours pipi/j’ai soif/j’ai pas sommeil, juste pour jeter un œil si elle était déjà venue. Et son âne, il pouvait donc voler? Qu’il était dur de s’endormir ce soir-la, même si on savait qu’il le fallait pour qu’elle vienne. Quelle émotion, au petit matin, en se ruant vers le salon où juste les lumières du sapin clignotaient. On cherchait des yeux et la, on les apercevait, nos chaussettes gonflées et boursouflées  de bonbons, fermées avec joli ruban rouge ou vert. Quelle joie inoubliable, de les retrouver là, encore une fois! Que c’était beau de croire en cette magie. Et puis, plus tard aussi, en comprenant que la magie était réelle dans le don et l’amour de celle qui faisait vivre cette tradition, année après année.

Comme alors, demain soir les enfants choisiront leurs chaussettes à déposer devant la cheminée (toujours les plus grandes, bien sur). Une carotte et de l’eau pour  l’âne devant la fenêtre. Ils iront se coucher et la magie opèrera, comme elle l’a toujours fait.

Mais demain soir (enfin, dès qu’elle peut), la Sainte Lucie exceptionnellement déposera aussi une chaussette garnie à la porte de celle qui l’a si longtemps aidée à rendre les enfants heureux. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour dire merci, n’est-ce pas.

Douce nuit les amis, et n’oubliez pas de regarder le ciel…

** Vous pouvez encore participer au concours de Noël!  Le tirage au sort aura lieu dimanche soir. Bonne chance**

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The night between the 12 and the 13 of Decembre is special to my family. It’s the night when Saint Lucy flies down from the sky and brings sweets to children who have been good.

How I loved this evening when I was a child. How sweet it was to look at the starry sky, no longer cold and empty, but full of this friendly presence. How many hours did I spend picturing her while tucked in my bed. How was she, this lady who would bring us sweets without anyone ever seing her? How long would I lie awake waiting for the slightest noise outside the window.  How many I’m thirsty/can’t sleep/must go to the toilet just to be able to glance if our stockings were already full. And her donkey, could it really fly? Oh  my, it was tough to fall asleep. Yet I knew I had to in order for her to come. How expectantly we would jump out of bed in the morning and dash to the living room where the lights of the Christmas tree would flicker in the darkness. Our eyes would scan the room for one second and there, in front of the mantelpiece, stood our stockings now (so) full of sweets and topped with a nice ribbon. How incredibly happy I was that the magic had worked once again! How good it was to believe in that magic. And later on too, realizing that the magic was in the gift and the love of the person who did carry along this tradition, year after year.  

Tonight, as we used to, my children will choose their stockings and put them in front of the mantelpiece (the biggest ones, hey, they’re not kidding either). A carrot and some water for the donkey in front of the window. They will go to bed and the magic will happen, as it always did. But tomorrow night (well, as soon as she can) Saint Lucy will exceptionally deliver a stocking full of sweets to that same lady who spent so many years helping her out with her job of making children happy. Because it’s never too late to say thank you, isn’t it. 

Sweet dreams, friends. Don’t forget to look up at the sky…

**  You can still enter the Christmas giveaway! Hurry up before Sunday evening. Good luck! **

Et sinon ce soir sur M6 – Otherwise tonight on M6

Et sinon, petit roulement de tambours, si vous êtes libres et disponibles ce soir à partir de 18h45, allumez M6 et vous me verrez, dans le cadre d’une émission sur la cuisine italienne,vous expliquer comment réaliser des antipastis tout simples à la maison: des « bruschette ».

J’avoue avoir un peu le trac car je ne me suis pas encore vue. En tout cas, encore merci Bérénice pour ce moment très chouette et convivial, ce fut un vrai plaisir de t’accueillir à la maison et de partager avec toi quelques petites recettes que j’aime!  (J’espère que tu n’as pas eu trop de problèmes au montage avec les miaulements du chat…ha ha)

Bonne vision si vous passez par là et laissez-moi vos impressions si le cœur vous en dit.

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Otherwise, drums rolling, if you’re free and available tonight as of 6:45 p.m., turn on M6 and you will see me explaining how to make some (very) simple antipasti bruschette at home as part of a special on Italian cooking!

I confess I’m a little bit nervous since I haven’t seen myself yet. Anyway, I loved making this little video. Thanks a lot again Bérénice for your kindness, it was my pleasure to welcome you into my kitchen and share some recipes I love, you rock (PS I hope the cat’s miaowings didn’t bother you too much while editing…haha)!

I hope you’ll enjoy the TV programme. Come and give me your feed back if you feel like it.

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Voici le lien  pour revoir l’émission de hier soir de 100% Mag via ma page FB (WordPress ne permettant pas d’installer un lien direct). Amusez-vous bien!

Here’s a link to yesterday night’s 100% Mag Programme via my FB account (because WordPress doesn’t allow me to share a direct link). Hope you’ll enjoy!

A taste of Italy: pane e pomodoro

Il y a quelques semaines, j’ai été contactée via le blog par une charmante journaliste qui préparait un sujet sur la cuisine italienne et qui m’a proposé de venir me filmer pendant que je préparais des antipastis à la maison. En moins de deux, on était d’accord. Figurez-vous si j’étais ravie de partager quelques petites recettes avec elle.

Au passage, je me suis rendue compte qu’il y a plein de plats que je donne pour sous entendus parce que c’est ma culture et mon enfance, alors qu’ils font rêver bien d’étrangers. Du coup, en attendant la petite vidéo qui devrait passer sur M6 prochainement, je vais partager avec vous quelques-uns de ces plats tous simples qui me sont chers.

Commençons par le commencement, c’est à dire vous familiariser avec le baba des saveurs de la cuisine italienne, qui vont ensuite s’enrichir et se décliner à l’infini. Donc: une bonne huile d’olive extra vierge, un bon pain de campagne, de belles tomates d’été (et de l’ail, facultatif). C’est primordial que tous ces ingrédients soient de première qualité car la réussite de la recette en dépend entièrement.  Si vous avez fait de bonnes courses, vous verrez, il n’en faut pas plus pour réaliser une petite entrée très saine, riche en saveur et simplissime  (dont mes enfants raffolent): le pain à la tomate, pane e pomodoro. 

A few weeks ago a lovely journalist wrote to me via the blog in order to propose to come and film me while I prepared some simple Italian antipasti. Of course I loved the idea of sharing some recipes with her and so we rolled.

In the process I realised that there are so many dishes upon which strangers dream that I give for granted because it’s my culture and childhood souvenirs. The little video we made will soon be on the air, in the meantime I’ve decided to share with you some of these simple recipes I love.

First things first, you must get acquainted with the basics of Italian cooking. This means, the essential flavours which you will find in most dishes, like notes to a scale: good extra-virgin olive oil, a good bread loaf, ripe tomatoes (and garlic, optional). These ingredients must be of first choice because the whole recipe’s success rests upon them. The good news is that you need nothing more to make a simple, healthy and delicious starter (which my kids could eat every day): tomato bread, pane e pomodoro.

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Tranchez votre pain de campagne assez épais – s’il est tout frais, vous pouvez le faire griller un petit peu pour que la mie soit plus ferme. Si vous aimez (on Italie, on aime!), frottez-y une gousse d’ail épluchée. Coupez vos tomates, bien mûres, en deux, enlevez les pépins et écrasez-les franchement sur le pain. La tomate doit se défaire sous vos mains et la pulpe donner une belle couleur rouge au pain. Jetez ce qui en reste. Arrosez de bon sel et d’un filet d’huile. Si vous pouvez, laisser reposer une demie heure au moins, ça n’en sera que meilleur. Et voilà…

Cut some rather thick slices of bread. If you just bought it, you may want to grill it a bit just to make it more firm. If you wish (in Italy, we do!), rub some peeled garlic. Slice your ripe tomatoes in half, take the seeds off and rub the tomato-halves vigorously on the bread. The tomatoes must fall apart and the bread become red with juice.Throw what’s left of the tomatoes away. Sparkle with good salt and a little olive oil. If you can, leave to rest, your tomato bread will only be better. That’s it…

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Etonnez-vous: est-ce aussi simple?? Et oui, mais vous n’êtes pas obligée de le dire…

Now marvel: is it so simple?? Yes, but you don’t need to say it, do you…

Buon appetito!