This moment # 13

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

Si vous avez envie de faire de même, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish.

If you wish to do the same, share your link in a comment for all to see.

Pas facile facile – not easy peasy

J’ai beau me coucher plus tard qu’il y a quelques années, me lever plus tôt, me reposer moins les week-ends et prendre sur mes pauses déjeuner, ce n’est pas facile facile de tout concilier en une seule journée: le travail à plein temps, les enfants et (nombreuses) activités annexes, les courses, le linge, le passage des techniciens/les visites médicales/etcétéra ET les quelques moments de plaisir que j’essaye de m’accorder et qui incluent la rédaction de ce blog.

Il y a des jours heureux où, comme par magie, toutes ces vies s’imbriquent aisément. Mais c’est un équilibre ô combien fragile: très souvent, quelques petits accrocs dans cet engrenage réglé à la petite minute suffisent pour que tout l’ensemble vacille et bascule dans le chaos. La vérité est qu’il y a simplement une limite à combien on peut optimiser ou étirer d’avantage sa journée. À un moment donné, il faut accepter de ne pas pouvoir être partout ni contenter tout le monde.

A laquelle de ses priorités va-t-on donc renoncer? Proposer toujours de bons petits plats variés et équilibrés à tous les repas? Avoir une maison impeccablement décorée et rangée, comme dans les magazines? Habiller ses enfants avec les tenues les plus chics et branchées? Ou bien peut-être, à profiter de ces rares minutes consacrées à regarder les couleurs de l’automne par la fenêtre, à papoter avec une amie, à traîner sur le canapé avec un bon thé en regardant ses enfants jouer pas loin? Ou bien encore, à choisir ces quelques mots et ces images?

Tic tac tic tac…

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, la réponse ne fuse pas. Oh que non. Ça me tiraille, ça me chagrine. Mais, je sens que ce questionnement me fait du bien. Cette impossibilité à tout faire par faute de temps, me pousse à repenser constamment l’ordre de mes priorités. A affiner le sens que je veux donner à ma vie. Ce que je souhaite offrir à ceux que j’aime et ce dont j’ai besoin aussi. C’est un chantier perpétuellement en cours. Mais j’apprends. Je progresse.

Il y a quelques années, j’aurais sans doute encore renoncé à finir ce billet, qui me travaille depuis 3 jours, mais ce soir, c’est le linge qui attendra, ou autre chose. Pour demain, on verra bien.

Je vous souhaite une douce soirée, profitez bien de ces belles journées d’automne.

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No matter how earlier I wake up or less rest I get on week ends or proper lunch breaks, it isn’t still easy peasy to fit everything into one working-mom day: a full-time job, two kids and multiple activities attached, the groceries shopping, laundry piles, household problems solving etc etc AND the few moments of rest/fun I try to grant myself – keeping this blog included. 

There are some lucky days where everything magically falls into place. But how fragile this balance is. How often one or the other small problem makes the whole perfectly-syncronized mechanism bug and fall into chaos. Truth is, you have to embrace the simple fact that you cannot stretch your day on end or always improve your schedule further. Sooner or later, you just have to accept that you cannot do it all and please everyone.

Which priority do you leave behind then? Serving varied and balanced home-cooked yummy recipes everyday? Having an interior-design approuved home? Prepping up your kids with the coolest outfits? Or  enjoying those precious few moments here and there, looking at the beautiful Autumn colors through the window, chatting with a friend, chilling on the sofa with some good tea while your kids play nearby? Or, choosing these very words and pics to share?

Tic tac tic tac…

I don’t know for you, but for me, the answer is not straightforward. Oh no. It stinges and bothers me. But I know that this questioning is good. Because this lack of time to do it all forces me to adjust my priority list constantly. To search for the deeper meaning I want to give to my life. As well as what i want to give the most to my loved ones and what I need for myself too.  It’s a never-ending work in progress.But I learn. I make progress. A few years ago I would definetly not have done so but tonight I’ll finish this 3-day-old post instead of taking care of the laundry pile. Tomorrow, we’ll see.

I wish you all a lovely evening, enjoy these last and beautiful Autumn days.

This moment # 12

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish.

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Vers le ciel – Skyward

Dès que possible, depuis toujours, mon regard se tourne vers le ciel.

Enfant, c’était déjà pareil et le temps ne semble pas y changer grand chose.

Quel sacré spectacle, tout de même, vous ne trouvez pas?

Je m’installerais bien dans ce nid, là haut…

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As soon as I can, I find myself looking skywards.

I always have, ever since I was a child.

Time goes by without changing this a bit.

What an amazing sight, don’t you think?

I’d be so delighted to move into that nest up high…

This moment # 11

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish.

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Les yeux mi-clos – With eyes half-shut

Ce weekend, j’avais envie de grand air. De vert à perte de vue. Silence. Grands espaces. J’aime la ville, mais à petites doses. Finalement, on a dû rester à la maison, entre autres parce que tu avais mal à l’oreille. Une partie de moi avait tellement peu envie de rester enfermée, pas cette fois-ci, que je me suis sentie raidir. J’ai fait les cents pas dans l’appartement, comme un fauve en cage.

Et puis, j’ai vu que tu ne rigolais plus. Tu étais allongée dans le grand lit, les yeux mis-clos, immobile. Malgré les médicamentes, ton petit visage fermé parlait ta souffrance. Cette vision a pris le dessus sur mon propre besoin de repos, m’a étirée à ton hauteur. Je t’ai prise dans mes bras et me suis allongée dans le lit, ton petit corps blotti contre le mien.

Et là, tu as beau avoir grandi et ne plus être le petit bébé qui tenait à peine sur mon ventre, il s’est produit, encore une fois, quelque chose qui m’éblouit et m’émerveille comme la première fois. C’est à dire que ton corps s’abandonne, de plus en plus lourd sur ma poitrine, ta respiration ralentit jusqu’à devenir un souffle profond et régulier et, au bout de quelques secondes – le temps de compter jusqu’à dix, pas plus – tu dors, apaisée.

On pourrait m’apporter toute sorte d’explication rationnelle et scientifique à ce phénomène, diagrammes, analyses et comparatifs à l’appui. Jamais ça ne pourrait ternir la force de cet instant. Ni apporter sinon une faible lumière sur le mystère du pouvoir que revêt, au moment du plus haut besoin, non pas la parole, pauvre outil surestimé et déchu de sa mission par évidente inadéquation, mais l’odeur de cette peau ou le battement de ce cœur qui sont les miens, indépendamment de mon contrôle. Un message morse de sureté,  courant primordial et archaïque de cellule en cellule, écho des neuf mois de ta première vie intra-utérine où les parois de mon vente étaient ton horizon et ton berceau. Devant cet insondable, je suis et je reste à jamais humble spectatrice, touchée par la grâce de la Vie qui nous traverse tous.

Belle semaine, chers amis, que vos journées soient douces.

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This week end I had longed for fresh air and greenery on end. Silence and space. I do love big cities, but until a certain point. Instead we’ve had to stay at home, among others because you had a pain in your ear. At first it was tough. I didn’t was to stay indoors, not this time, I craved to escape and paced the apartment like a caged animal. 

Then I saw that you were not laughing any more. You just laid motionless in our bed, with eyes half-shut. Despite the medication your pain was all over your saddened little figure. That made me forget my own tiredness and rise to the occasion. I took you in my arms and went back to bed with you lying on me.

You are no longer the tiny baby who didn’t even make it to my hips when I cuddled you like that, yet once again something happens at that precise moment which still leaves me speechless like the first time. Your body gives in and becomes heavvier on my chest. Your respiration slows down to a deep and regular breath in my ear and, in a few second – count to ten, no more – you are fast asleep. 

One could bring me any sort of scientific explanations and measurements for this. Charts and digits. It wouldn’t change a thing to the force of this moment. It wouldn’t shed but a dim light on the mystery of the power that the smell of my skin or the beating of this heart of mine visibly have upon you, just for themselves, in such times of utter necessity when words are so evidently not up to the task. This primary, timeless, all-is-ok morse message running from cell to cell, an echo of your first nine-month life in utero when my womb was your crib and horizon. In front of this, I am and forever will be humbled. Touched by the grace of the Life which runs through all of us.

I wish you all a lovely start of the week, friends.

Un arrière-goût d’été – An aftertaste of summer

La douceur de la fin de l’été. Des dernières soirées de lumière quand on s’aperçoit qu’elles commencent à raccourcir. Les couleurs vives des fruits de saison, encore abondants sur les étalages. Le joli bric à brac de vêtements que l’on choisit parce qu’on ne veut pas encore laisser aller la belle saison pour rentrer dans l’hiver.

Nous avons eu envie de prolonger cette douceur en réalisant des sorbets tous simples avec des pêches et des (étonnantes) fraises de fin de saison.

Quel plaisir des papilles! Et quelle surprise, en retrouvant tout entier cet arrière-goût d’été qui avait accompagné autant de mes étés romains, lorsqu’on se régalait des mêmes douceurs, sur notre balcon ombragé. Que de souvenirs, au détour d’une simple bouchée de fruits glacés.

Si vous voulez vous y essayer, il vous faut juste un robot de cuisine. Mixez vos fruits préférés, bien murs, avec la même quantité d’eau et moitié poids de sucre roux. Une fois que le sorbet aura pris au congélateur, remettez-le dans le bol du mixeur, en réalisant des lamelles avec une cuillère à glace. Après un nouveau mixage, vous obtiendrez un sorbet très mousseux, qu’il ne vous reste qu’à remettre quelques heures au frais.

Régalez-vous, chers amis et profitez bien de la douceur de ces jours-ci.

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How sweet is the end of summer. The last nights of full light when you sense that days are starting to get shorter. All the colors shades of summer fruits, still abundant in the stores. The lovely mix and match of clothes you wear when you aren’t yet ready to give in to the incoming colder season.  

We’ve indulged into making this sweetness linger by turning peaches and (surprisingly good) local end-of-summer strawberries  into homemade sorbets. Nothing fancy really, but what a delight!

And what a surprise to find this aftertaste of summer shooting me right back into those Roman summers when we used to party with my mother’s sorbets in our shadowed city terrace. How many memories in just one spoon of iced fruits.

If you want to give it a try, you only need a stand up mixer. Slice your favorite fruits and puree them with the same amount of water and half the amount of unrefined sugar. Once the sorbet has chilled, put it back into the mixer bowl bit by bit, with an ice cream spoon. Mix thoroughly again and you will obtain a smooth and lovely sorbet which you only have to store back into the freezer.

Enjoy dear friends, and take all these sweet days in.

This moment # 7

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish.

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crédit photo MonsierDo

Avec mes mains – With my hands

Toucher, essayer, choisir. Mesurer, épingler, couper. Piquer. Rectifier, finaliser.

Au son de la musique.

Parfois, dans des moments volés, entre midi et deux.

Ou bien le soir, à la lumière d’une lampe de table.

Toujours, afin de donner vie à quelque chose d’unique.

Qui laisse une trace. Qui crée une émotion.

Je vous souhaite une belle journée et plein de chouettes créations, avec vos mains

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Touching, trying, choosing. Measuring, pinning, cutting. Sewing. Adjusting, finalizing. 

At the sound of music.

Sometimes, in stolen moments, at lunch time.

Or late at night, in the lamp shade.

 Always with the only purpose of creating something special to offer.

Something which will leave a trace. Create an emotion.

I wish you a lovely day, friends and many creative moments with your hands

 

Un rituel – A Ritual

Parmi mes plus chers souvenirs d’enfant, trônent les rituels liés aux fêtes d’anniversaire en famille.

Je me rappelle encore de la fierté de pouvoir choisir mon gâteau préféré, ce jour-là. Ma mère, penchée sur la table de la cuisine, tablier noué à la taille, qui pétrit, découpe, décore, rien que pour moi. La cuillère à lécher. Le parfum du sucre glace. L’anticipation de la veille au soir, dans le lit, en imaginant le paquet cadeau qui m’attendrait à la table du petit déjeuner. Le bruit de l’allumette contre la boîte et les bougies qui s’allument, une à une. Rester pendant un temps qui semble ne jamais devoir finir à contempler ces flammes qui dansent, familières et pourtant toujours mystérieuses, avant de souffler fort, de tous mes poumons, pour les éteindre. Tant des petits, précieux instants de bonheur.

Aujourd’hui, je m’applique à les faire vivre à mon tour, religieusement et avec beaucoup d’amour, pour ceux que j’aime. Comme ma mère et ma grande mère avant elle, je me penche sur la table de la cuisine, tablier noué à la taille, je pétris, découpe, décore, rien que pour eux. Je leur donne des  cuillères à lécher, j’emballe les paquets cadeaux qui les attendront à la table du petit déjeuner. Je fais claquer l’allumette contre la boîte et j’allume les bougies, une à une, puis je les regarde, pendant un temps qui semble ne jamais devoir finir, contempler ces flammes qui dansent, familières et pourtant mystérieuses, avant de souffler fort, de tous leurs poumons, pour les éteindre.

J’étais l’enfant, je suis la mère.

Je sens, derrière moi, toute ma famille alignée, jusqu’à perte de vue, et je regarde celle qui est en train de naître sous mes yeux et qui sera là quand je ne le serai plus. Je me vois, à cet instant précis, au milieu de cette lignée, charnière entre passé, présent et futur.

Douce nuit, chers amis,

que votre semaine soit riche de beaux moments à partager

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The rituals connected to birthday parties rank pretty high among my dearest childhood memories.

I still remember how proud I was to choose the birthday cake. My mother standing upon the kitchen table, apron tied around her waist, measuring, kneading  and decorating, only for me. The spoon I would get to lick clean. The sweet smell of confectioner’s sugar. The anticipation on my birthday’s eve, lying in bed and imagining what gift wrap will lay on the breakfast table in the morning. The match scratching against the box and the candles being lit, one by one. I remember looking mesmerized at those familiar yet always mysterious flames for a time which seemed to last forever. Then the deep breath before blowing them out, one by one. All those little happy moments. 

Today, I’m the keeper of that ritual for those I love and I do so, with love and dutiful care . Like my mother and my grand mother before her, I stand upon the kitchen table, apron tied around my waist, measuring, kneading  and decorating, only for them. I give them spoons to lick clean. I wrap the gifts which will lay on the breakfast table in the morning. I scratch the match against the box and light the candles one by one. I see them look mesmerized at those familiar yet mysterious flames for a time which seems to last forever before blowing them out, one by one.

I was the child, I am the mother.

I look at today’s children, who will be there when I no longer will, and I can feel my parents and relatives behind meI see myself standing here, in the middle of this lineage, as a bridge between the past, the present and the future of this family of mine.

Sweet dreams, dear friends

and may your week be full of moments to share and cherish.