En attendant – Longing

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Envie d’été, de chaleur, de soleil.

Acheter des nouvelles plantes, manger nos fraises nouvelles.

Souffler, attendre le départ pour les vacances…

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Longing for summer, sun and warmth.

We bought some new flowers and ate our sweet strawberries.

Chilling, waiting for the holidays to arrive…

Petite souris aime les cerises – Little Mouse loves Cherries

La (jolie) petite souris qui aime les cerises, la voici…

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Here it is, the (cute) little mouse who loves cherries…

Je vous explique. Dimanche prochain c’est la Fête des Mamans en France. Jusque là, tout est simple. Sauf que, l’année dernière mon grand garçon m’a fait remarquer que: nous, on vous fait des cadeaux, à papa et à toi, mais il n’y a pas une fête des enfants, ce n’est pas juste… L‘objection se tient:  après tout, on ne devient parent que parce qu’on a des enfants. Et j’ai autant de raisons d’être reconnaissante d’être leur maman que eux de m’avoir comme maman (peut-être même plus). Amendement adjugé donc et avec grand plaisir. C’est ainsi que dimanche nous fêterons la deuxième édition de la « Fête des Mamans…et de ses Enfants ».

Pour être en syntonie avec leurs petits cadeaux pour moi, j’ai décidé de coudre quelque chose pour chacun – parce que les plus beaux cadeaux, pour moi, sont ceux qui viennent du cœur et ,si possible, des mains. Pour Gabriele, j’ai décidé de coudre un pyjama sur mesure puisqu’il a bien apprécié le coussin que je lui ai offert pour Noël. Pour Chiara, j’ai retrouvé cette merveille de tissu, commandé il y a quelques semaines chez Lil Weasel, qui n’appelait qu’à être transformé en petit ensemble de Chef Pâtissière pour mon assistante attitrée en cuisine (ce qui inclut la lourde tâche de nettoyeuse de cuillères et autres ustensiles à gâteau).

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As you may know, next Sunday it’s Mother’s Day in France. All right. Except that last year Gabriele made me notice that we make presents for Papa and you, but there’s no Children’s Day, that’s not fair. Hey, the boy had a fair point: after all you only become parent because you have children. And I have as many reasons to be thankful for being their mother than they, for having me as a mother (or maybe more). So, I thought, I’m in for it. That’s why, next Saturday, we will celebrate the second edition of our « Mother’s..and her Children’s Day ».

To match their presents, I’ve decided to sew something for each one – because, home-made presents are the best as far as I am concerned. Nothing beats the beauty of someone you love putting his time and energy to create something from scratch for you. Finding an idea for Gabriele is not an easy-peasy task because of his age, but I’ve decided to make him some sort of cool pyjamas as he was so glad for the pillowcase I gave him on Christmas. For Chiara, inspiration came super easy when I found this fabric in my stash which I had brought a few weeks ago from Lil Weasel and only waited to be turned into a sweet little Chef ensemble for my favourite baking assistant (who so willingly takes on hard duties such as licking batter-filled spoons & the like).

J’ai donc pris un vieil ensemble qui ne lui allait plus, je l’ai démonté, étudié, j’ai griffonné quelques chiffres et j’ai bricolé un tablier et une toque:

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So I found an old set which didn’t fit anymore, ripped it open and studied it, added a few adjustements and went on to sew an apron and a chef’s hat.

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Pour le tablier, j’ai fait au plus simple; j’ai juste retourné deux fois les bords de mon tissu découpé, j’y ai épinglé un biais maison pour les liens et j’ai cousu tout autour.

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The apron is super easy: I’ve cut my fabric, tucked the edges twice, pinned some home-made biais binding into place for the ties and went on to sew all around.

La toque est un peu plus compliquée et j’étais bien contente d’en avoir une ancienne à décortiquer comme exemple, je vous mettrai un DIY bientôt.

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The Chef’s hat was a little bit more complicated and I was glad I had an old one as exemple. I’ll post a DIY soon.

Et tant que j’y étais, j’en ai profité pour utiliser les petites étiquettes que je viens tout juste de recevoir. C’est un petit détail, mais ça me touche de voir cette phrase écrite et cousue. Parce que pour moi, de réaliser ces petites créations et de les partager, c’est déjà « un pas sur la lune ». J’espère qu’elles vous plairont!

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And this also provided me with a good excuse to use my new labels which have just arrived by the post. It’s just a small detail but it moves me to see these words written down and sewn somewhere because for me, to be able to create these little things and to share them, it’s already « a step on the moon ». Hope you like them!

Et bonne fête à toutes les mamans et…à leurs enfants, bien sûr!

Encore – Again?

Je viens à peine de me remettre des émotions liées à mon tout petit bébé qui est devenu une fille de cinqans, et voilà que le grand s’y met aussi. Mais alors c’est une fixation , un complot! En plus, si cinq ça faisait beaucoup, là c’est carrément le grand n’importe quoi…

I’ve just recovered from the emotions caused by my baby girl turning five and my son wistfully decides to become one year older too. What is it with these kids now, do they want to kill me? Also, if five wasn’t shocking enough, his age is just nonsense…

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Douzeans….vous vous rendez compte? Et puis quoi, encore.

Douzeans… Franchement, il faut le faire.

Alors moi, pour ne pas trop y penser, j’ai fait une pâte brisée, une crème pâtissière et découpé je ne sais plus combien de barquettes de fraises et des bananes pour un (premier) gâteau. C’est ma thérapie à moi: j’assimile les choses en (les?) cuisinant…

All right: so he’s twelveyearsold…can you believe it?

Twelveyearsold…and then what?

In order not to think too much about it I got busy preparing a pâte brisée, a vanilla custard, then slicing tons of strawberries and bananas for a (first) birthday cake. That’s the way I am: I metabolise things by baking…

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Douzeans…Je n’en reviens pas.

A douzeans, on a une mèche, que l’on coiffe soigneusement tous les matins. On a de grands bras, de grandes jambes, on se cogne toujours quelque part.

À douzeans, on a un portable et on y regarde des clips et des gags que l’on montre à ses parents. On râle un peu (beaucoup) quand même, parce qu’on est grand, tu comprends.

A douzeans, on ne joue plus beaucoup et si on n’est pas connecté à un écran, on s’ennuie.

À douzeans, on est résolument plus proche de l’ado que de l’enfant.

Twelveyearsold…I still can’t believe it.

When you are twelveyearsold, you have to spend a lot of time brushing your hair until it looks cool. You have long arms and legs which always stumble upon something.

When you are twelveyearsold, you have a mobile phone that you use for watching videos and gags, which you  show to your parents. You also grumble a lot because, well, you’re not a baby any longer, do you get the picture?

When you are twelveyearsold, you don’t play with toys anymore and if you’re not connected to some kind of screen, you get (quickly) bored.

When you are twelveyearsold, heaven knows how closer to a teen than to a child you are.

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Mais à douzeans, on est aussi très (très) drôle. On aime (à nouveau) faire un câlin de temps en temps avec ses parents ou sa petite sœur. Et dans son vocabulaire on a encore des phrases comme bonne nuit maman, bisous.

À douzeans, on n’est plus le petit bébé qu’on était, mais une grande plante qui pousse au jour le jour. De ce côté, on a un peu du mal à suivre parfois, mais c’est tellement magique. C’est gai, c’est vivant, c’est passionnant comme un manège, un grand splash et des montagnes russes réunis.

Joyeux anniversaire mon grand,

je suis si heureuse d’être ta maman

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But, when you are twelveyearsold, you are also very (very) funny. And you are sometimes willing (again) to do a little cuddling with your parents or little sister. And you still have sentences like good night mommy in your vocabulary.

When you are twelveyearsold, you are no longer the baby you were but some sort of sprout growing up each day. It’s not always easy to adjust but, oh my, it is magic. It’s fun, it’s full of life, it’s like going on a merry-go-round ride and a roller coaster at the same time.

Happy birthday my grown-up boy

I’m so very happy to be your mom

…et fin (coeur de joie)!

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Avant de vous en donner la recette, voici, comme promis, le final de la laborieuse réalisation de ce gâteau angélique. Je ne m’épargne rien, mais il y a un happy  ending et c’est tout ce qui compte. Et puis, j’espère bien que, grâce à mes conseils avisés, vous pourrez le refaire puisqu’au final il était vraiment délicieux et plutôt joli, je trouve.

Petit ré-cap oblige: à la veille de la fête, pour la deuxième soirée de suite, je me couche à pas d’heure à cause de charmants coups de scène pâtissiers (voici les épisodes I et II). Quelqu’un de moins persévérant aurait tout jeté à la poubelle. Mais je n’allais pas non plus permettre à quelques œufs et à un paquet de farine de me gâcher la journée. Et puis, la chair-de-ma-chair-que-j’ai-porté-en-mon-sein-pendant-9-mois-et-allaité-12-mois-de-plus  attendait un beau gâteau, réalisé par sa MAMÔÔN. Je ne pouvais quand même pas la décevoir en jetant l’éponge et en me ruant à la pâtisserie du coin, non? (…Si?) NDR: Soit dit au passage, chère lectrice pâtissière, ceci nous mène à ce constat hilarant: si, par une heureuse coïncidence des astres et de tes humbles talents démultipliés par ta bonne volonté de bien faire, tu réussis une (seule) fois un beau gâteau à (un de) tes enfants, prends garde! Ensuite, sache-le, il te faudra juste être à la hauteur…pour toujours (et pour chacun d’entre eux bien sûr, sinon bonjour les jalousies). Alors qu’avec des gâteaux bien ratés, tu seras à jamais pépère dans ta cuisine même avec un quatre quarts à moitié brulé. Tu vois un peu l’injustice? Le choix Hamletique? Bon, ensuite, si tu veux persévérer sur le chemin de ta perdition, ne dis pas que je ne t’avais par prévenue.

Donc, disais-je, je découvre à minuit que ma pâte à sucre, dont je me voulais même pas me servir au départ, est bonne pour la poubelle du coup le lendemain, samedi, levée aux aurores pour faire d’abord ce que j’aurais voulu faire avec calme pendant la matinée et, à dix heures, en route pour l’incontournable Mora. Je m’arrête acheter de tickets au métro, musique à fond dans les écouteurs pour me motiver, et vite vite sur le quai que le planning est serré .

Soit dit au passage, Mora, c’est un peu la caverne d’Ali Baba de ceux qui aiment la cuisine et la pâtisserie et il me faut un grand effort pour essayer de rester concentrée sur mon but et ne pas acheter la moitié du magasin. Heureusement que les prix vertigineux sont là pour me décourager et je ne laisse dans mon panier que des petites bougies pastel et un feutre or (l’indispensable, en somme). Seul hic, la vendeuse n’y comprend rien en pâte à sucre, et, vu les circonstances, c’est quand même bête. Mais, j’ai compris que c’est une caméra cachée désormais, je ne vais pas leur donner satisfaction et me laisser filmer en train de faire un esclandre (non non et non). De toute façon, ça ne peut pas être si dur; il n’y a que deux marques, dont une que je ne connais pas du tout et la Wilton. J’opte pour celle-ci qui devrait être de bonne qualité vu que c’est un peu leur fond de commerce.

Je n’y ai mis qu’une petite demi-heure, je suis fière de moi et je me dirige à la caisse tout sourire. Ça fait vingt euros me lance la caissière, tout sourire à son tour. Je plonge dans mon sac pour en sortir mon portefeuille et ma carte bleue mais RIEN. Le portefeuille y est, mais pas la carte. Je réfléchis: je l’ai sortie tout à l’heure…pour acheter des tickets de métro…non, je n’ai quand même pas pu…si? Illumination: je l’ai laissée dans le distributeur (si si). La caissière me regarde en comprenant mon double souci; je peux vous faire un chèque, je lui réponds, pleine d’espoir? Ah non, je regrette, cb ou espèces, dit-elle d’un air de regret. Grand moment de solitude chez Mora parce que souvent je n’ai pas (du tout) d’espèces. J’ouvre alors la fermeture éclair de mon portefeuille, pleine de résignation à mon triste sort et j’entrevois pile un billet de 20€, soulagement! A cinquante centimes près, j’étais cuite, enfin un peu de chance!

Vite, je prends mon (précieux) sac et je file dans le métro pour rentrer à la maison, pourquoi pas, récupérer ma carte au passage si ma bonne étoile m’assiste – oui, je l’ai retrouvée, quelqu’un d’honnête l’avait déposée au guichet. Juste, alors que l’heure tournait et il était déjà midi passé, on m’a fait attendre des heures pour remplir tout un tas de formalités.

Et là, c’est fini, vous vous dites peut-être; elle est rentrée à la maison, a étalé sa pâte à sucre et voilà le joli gâteau. Et non: il nous reste encore un beau, dernier, juteux rebondissement dont je ne vais quand même pas vous priver!

Parce que oui je suis rentrée à la maison, j’ai re(re)ssorti mon attirail de pâtisserie et j’ai commencé à étaler cette bénie pâte à sucre. Mais dire que j’y suis bien parvenue serait un peu abusé.Au bout d’un quart d’heure que je la malaxe et que je me fais des muscles en béton avec le rouleau à pâtisserie, elle daigne (enfin) s’étirer à une taille à peu près convenable. Je la pose sur le gâteau et je commence à la lisser pour qu’elle adhère bien aux côtés. Or, si ce passage est un peu délicat, normalement il suffit que la pâte soit bien souple et qu’on tire délicatement de tous les côtés pour qu’elle s’étire très aisément, sans problèmes majeurs. Si, en revanche, votre pâte à sucre n’est pas souple (et c’était le cas, vous l’avez compris) dès que vous la posez sur le gâteau, elle refuse de s’étirer et préfère se fissurer (des fissures? des canyons que je vous dis) juste en dessous du bord supérieur qui lui oppose résistance. Graaand moment de solitude dans ma cuisine. Pas le temps de racheter une autre pâte à sucre, trop tard pour aller chercher assez de pâte d’amande ou mettre du chocolat (qui ferait fondre le beurre), la débâcle en somme. Et c’est là, au fond du fond du trou, que j’ai pensé aux plumes des invitations et au fait que, si par chance, elles voudraient bien coller à la pâte à sucre avec un peu d’eau, j’avais peut-être trouvé une issue.

Et le voici, ENFIN, le happy ending promis: tellement que la pâte était raide, elle n’a eu aucun souci à être un peu mouillée et, au fur et à mesure que je collais les plumes, je me suis prise au jeu et j’en ai mises un peu partout, pour fabriquer un nid-nuage tout doux pour la petite fée que j’avais repérée il y a quelques mois.

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Ce qui est extraordinaire dans toute cette histoire c’est que, sans le faire exprès (c’est la moindre des choses qu’on puisse dire), je suis retombée pile dans le thème de la fête, avec la symbolique de l’oiseau et de son envol, les nids de meringue, les petits œufs, le rose pastel…

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Du coup, le tout créait un ensemble joliment coordonné et la petite destinataire de la fête en a été vraiment heureuse. Inutile de dire que son regard plein de joie a effacé (enfin, presque) toutes les mésaventures rencontrées.

Morale de l’histoire? Le hasard vous fait vraiment de grosses frayeurs parfois, mais si vous le suivez jusqu’au bout, il peut vous réserver aussi des belles surprises.

A méditer

et à très vite avec quelques recettes!

…la suite

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Hier, nous en étions restées que j’enfournais les deux derniers gâteaux, à minuit, en m’interrogeant sur le sort du vilain gâteau vert. Inutile d’ajouter que je m’étais couchée un poil fatiguée. Mais, le lendemain matin, après 6 bonnes heures de sommeil, j’étais d’humeur charmante et tout à fait d’attaque.  

Aussi, ma décision était prise: trois étages risquant de donner un gâteau ridiculement riquiqui (sens de la modération merci, on en a mangé pendant trois jours) et le gâteau Shrek étant casse-gueule à utiliser , il fallait en recuire un quatrième. Donc, vendredi midi, voilà que je ressors tout mon attirail de pâtisserieje beurre, farine ET découpe un disque de papier cuisson pour le gâteau, bref tout va pour le mieux et je peux m’attaquer à la crème au beurre avec le cœur tout léger (petit rire de celle qui connaît la suite de l’histoire).

Parce qu’alors, les amies, (roulement de tambours) c’est de la Swiss meringue buttercream, s’il vous plaît; on fait chauffer ses blancs au bain (de) marie (dirait Gad Elmaleh) avec des ustensiles à part et tout et tout, mais, même pas peur, je fonce totalement confiante en ma bonne étoile.

Et là, les ennuis commencent. Bien sûr j’ai l’habitude de monter des blancs en neige, mais 10 ça fait beaucoupet, passée tant bien que mal l’étape bain marie, ils tournent tournent dans mon pauvre robot de cuisinedeviennent bien blancs mais ne parviennent jamais au stade bien gonflé, voir ferme. C’est embêtant, j’insiste. Rien à faire. J’insiste encore. Inutile. Bon, je vais essayer au mixeur avec ses fouets à chantilly. Je transvase le tout (si si, je l’ai fait) et je mixe, je mixe, je mixe, mais… ce n’est pas mieux. Ça passe ou ça casse: je ré-transvase les blancs en (presque) neige dans le robot pour y mélanger le beurre. J’y vais petit bout par petit bout, presque les yeux fermés, tellement je crains que tout ne se désagrège. Ma foi, ça a l’air de tenir, mais c’est une montagne de beurre qui m’attend et mes blancs ne sont qu’à peine gonflés, on vit dangereusement, mais attends, que dit la déesse du gâteau? « Continuez à battre, ça ira », dont acte les amies, au boulot!

Jamais parole de pâtissière n’aura été prise autant au sérieux; trois petits quarts d’heure plus tard (!), j’ai réussi à tout incorporer sans incidents majeurs. Seul hic: mon mélange n’a pas l’air super ferme; si la crème décide de se séparer plus tard, ce serait gênant. Alors je décide de rajouter une petite montagne un peu de sucre glace pour consolider le tout. Vite vite, au frigo pour que le beurre prenne et je retourne travailler.

Quelques heures plus tard, me revoilà en poste pour la mission monter et recouvrir le gâteau. Voyons voir, qui sait ce que la crème au beurre (celle qui tient par miracle du froid ndr) vient faire là dedans? Maintenir les étages solidement soudés vous dites? Autant vous dire que c’est là que, théoriquement, je pourrais avoir quelques gros ennuis. Heureusement que la crème à moitié congelée se tient très bien et me laisse faire mon petit travail d’assemblage sans problèmes. Si le bonjour se voit dès le matin, ça aurait pu être oh combien pire, donc tout va bien, je pense.

Deux heures plus tard (ça s’appelle de la pâtisserie par épisodes), voilà que je sors tout mon attirail pour étaler la fameuse pâte à sucre (celle dont je ne voulais pas me servir au début et qui arrive à péremption). C’est une étape délicate mais que j’ai déjà réussi plusieurs fois sans grands imprévus, donc, tout devrait aller bien, sauf que j’ai beau malaxer la pâte, elle reste dure comme un cajou. Je malaxe, je malaxe, mais rien: du béton. Je continue pendant quinze minutes, mais rien. Si. Quelque chose se passe, mais ce n’est pas tout à fait dans le bon sens: la pâte commence juste à se désagréger en mille petits morceaux, oh my

Me revoilà donc, à minuit, la cuisine remplie de bols et d’ustensiles, à contempler ce nouveau désastre de la chimie, en sachant que la fête est le lendemain à 15h et que je suis toujours bien loin d’être sortie de l’auberge.

À demain, pour la suite et fin,

et joyeuses Pâques

(ne mangez pas trop de chocolats)

❤❤❤

Une recette à rebondissements

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Si vous avez envie de rigoler un bon coup, voici le récit tragicomique des deux jours de réalisation de ce gâteau d’anniversaire, de ses nombreux rebondissements, maintes frayeurs, jusqu’au happy ending sur le fil de laine que vous voyez.

En effet, ce gâteau s’est retrouvé tout de plumes vêtu sans que ce soit planifié. Tout simplement, comme c’est souvent le cas dès qu’on essaye de créer quelque chose, tout ne se déroule pas exactement comme prévu, mais ce n’est pas toujours pour le pire, parfois c’est pour le mieux. Ce n’est pas comme ça que je l’avais imaginé, mais au final c’est exactement comme ça que je le voulais. Ahem.

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Tout a commencé parce que j’avais envie de faire un gâteau à l’intérieur coloré en dégradé sur des tons de rose et avec du blanc (ou du pastel) à l’extérieur. Aussi, comme il m’était arrivé d’avoir des soucis avec les colorants dans la pâte à gâteau, je voulais miser sur une recette béton (ndr: je sais désormais que ce sont certains colorants qui ne marchent pas bien. Mais n’anticipons rien…). Voilà donc l’occasion parfaite pour tester cette recette de white cake vue sur le site de la reine canadienne du gâteau: Rosie, alias Sweetapolita.

Je planche ensuite sur Pinterest pour trouver une inspiration pour l’extérieur. Je pencherais pour crème au beurre mais, je m’aperçois qu’il me reste 500gr de pâte à sucre blanche qui arrive à péremption et je me dis, tant pis, la pâte à sucre ce sera aussi bien (petit rire de celle qui sait la suite de l’histoire).

Les jours passent et le jeudi soir, en accord avec mon planning de combat à preuve de tout contretemps, je me lance dans la cuisson des 4 gâteaux pour arriver samedi à l’heure J « avec les pieds en éventail. Je sors donc ma balance électronique (c’est du Sweetapolita, les amies: 327 de ci et 412 de ça, on ne rigole pas que je vous dis) et je commence à peser mes ingrédients. Mais au bout de quelques minutes, la balance s’éteint…J’éteins et je rallume, je ne me noie pas dans verre d’eau. Ca repart, mais, se ré-éteint quelques minutes plus tard pour cause de batterie à plat. C’est pas grave, je minimise; c’est aussi bien si j’y vais à l’œil. Ce n’était pas si grave que ça, mais si le bonjour se voit du matin, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Parce que, justement, quand je plonge le bâtonnet recouvert d’un peu de colorant gel dans le premier bol de pâte, divisée à l’oeil, je la vois se colorer d’un beau violet, bien bien foncé, alors que je croyais mettre du rose (je voulais faire un gâteau dégradé rose n’est-ce pas). Bonjour, les couvercles des petits flacons inversés…Stoïque, je serre les dents et je me dis que c’est même mieux, ça donnera de la profondeur et je continue de colorer les trois autres bols (même si mon cœur désormais tremble ).

Puis, il faut beurrer et fariner les moules, il s’est fait tard à force de contretemps, je commence à fatiguer un peu et quand la voix de la paresse me souffle: pas besoin de mettre du papier cuisson, je cède à son appel. Vous voyez ce qui va se passer non? Moi non et j’enfourne mes deux premiers gâteaux.

Vingt minutes plus tard: démoulage du premier…c’est nickel. Impeccable. Un gâteau tout beau, tout rose, parfumé de beurre et de vanille, digne de Sweetapolita. Ha! Démoulage de son voisin de cuisson. Mais, une moitié descend sur la grille à moitié dégoulinante, l’autre reste dans le moule. Quoi dire? Juste le cauchemar de la pâtissière à l’avant veille d’une fête. Graaand moment de solitude dans ma cuisine. Tant bien que mal, je remets la partie pas cuite dans le moule et j’enfourne quelques minutes (…quinze…) de plus.

Et, ce n’était pas fini: le gâteau n’était plus violet, mais avait pris une étrange couleur grise-verte…! (Ce qui nous apprend définitivement que le colorant violet Wilton produit une étrange réaction chimique à la cuisson, c’est la troisième fois que cela m’arrive, et vire de nuance même avec un white cake donc, ne pas en acheter si vous voulez colorer des gâteaux!) 

Donc, il est 23h30, il y en a partout dans ma petite cuisine et je regarde mon gâteau martien recomposé, qui n’en finit pas de cuire dans le four en sachant qu’il me reste encore la deuxième fournée à faire après avoir attendu que celui-là refroidisse pour en réutiliser le moule…

Autant vous dire que le moral n’était pas des plus gaillards pendant que, à minuit passée, j’enfournais ENFIN les deux suivants (bien couchés sur du papier cuisson en plus du beurre et de la farine cette fois-ci) et, qu’en attendant qu’il cuisent, je lavais une petite montagne de bols et d’ustensiles. Parce qu’à ce moment précis, je savais bien, sans la possibilité d’un doute (et toi, ô lectrice qui fais de la cuisine, tu me comprendras je le sais) que j’étais bien bien loin d’être sortie de l’auberge…

à demain pour la suite, si le coeur vous en dit

Cinq

Cinq ans ce soir que tu es arrivée dans notre famille.

Ma toute jolie. Mon nouveau-né fille.

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La saison des anniversaires

(On ne dirait pas encore, mais) ça y est, c’est le mois de mars. Indépendamment du temps qu’il fait, pour mon cortex, mars rime avec la douceur de l’air qui embaume les mimosas en fleur. Avec les bulbes de frésias et les primules pour les jardinières. Les balades du samedi avec de nouveaux habits jolis. Et les cafés en terrasse, au soleil.

Mais la période du printemps c’est un peu aussi ma madeleine de Proust. Elle éveille en moi l’anticipation et la joie des anniversaire: enfants, nous fêtions le mien et celui de mon frère – et maintenant aussi ceux de mes enfants (décidément, on s’éveille au printemps, dans la famille)…

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Combien, tu dis?

Les cases qui se suivent obstinément sur le calendrier affirment que les 11 mars prochain, ce sera ton anniversaire et tu auras c-i-n-q-a-n-s.

C-i-n-q-a-n-s, toi?

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Elle est belle, celle-là: c-i-n-q-a-n-s… comme six-moins-un…c’est la meilleure.

Mais quelle grande fille de c-i-n-q-a-n-s, tu es le  nouveau né fille tout chaud, posé il y a quelques mois sur mon ventre.

Le tout petit bébé tout doux (et pourtant si déterminé) qui n’avait qu’une envie:

trouver le bout de ce sein et pleurait de ne pas y arriver tout de suite.

Mon bébé d’amour avec les petits pieds en pâte à modeler,

le petit pli à l’intérieur de la cuisse et le joli bidon tout doux.

Notre petit oiseau Titti qui chante et rit du matin au soir.

Tu vois, pour preuve: c’est il y a deux jours que je décorais ce gâteau pour toi,

je m’en souviens parfaitement.

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Voila.

Et ça, c’était hier.

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Bon, voilà, plus un (deux?) gâteau dont la photo est otage du Mac en panne et on en arrive là: tu as trois ans. C’est ça.

Je veux bien, dans trois semaines, te préparer (déjà?) un autre gâteau, de jolie princesse si tu veux, mais pour tes… quatre ans (maximum)

d’accord?

Mode d’emploi pour l’hiver

Quoi de mieux, par ce temps gris et maussade, de rester au chaud, à la maison, à cocooner?

Dans quelques semaines le printemps arrivera et avec lui, l’envie de faire à nouveau de grandes balades, pourquoi pas quelques voyages. Mais pour l’instant, on vit en mode hibernation et c’est bien ainsi. On fait pas mal la cuisine. Et quand on ne cuisine pas, on lit, on joue, on bricole. On partage des moments simples, bien au chaud.

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