This moment # 13

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

Si vous avez envie de faire de même, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish.

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This moment # 11

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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This moment # 10

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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Un arrière-goût d’été – An aftertaste of summer

La douceur de la fin de l’été. Des dernières soirées de lumière quand on s’aperçoit qu’elles commencent à raccourcir. Les couleurs vives des fruits de saison, encore abondants sur les étalages. Le joli bric à brac de vêtements que l’on choisit parce qu’on ne veut pas encore laisser aller la belle saison pour rentrer dans l’hiver.

Nous avons eu envie de prolonger cette douceur en réalisant des sorbets tous simples avec des pêches et des (étonnantes) fraises de fin de saison.

Quel plaisir des papilles! Et quelle surprise, en retrouvant tout entier cet arrière-goût d’été qui avait accompagné autant de mes étés romains, lorsqu’on se régalait des mêmes douceurs, sur notre balcon ombragé. Que de souvenirs, au détour d’une simple bouchée de fruits glacés.

Si vous voulez vous y essayer, il vous faut juste un robot de cuisine. Mixez vos fruits préférés, bien murs, avec la même quantité d’eau et moitié poids de sucre roux. Une fois que le sorbet aura pris au congélateur, remettez-le dans le bol du mixeur, en réalisant des lamelles avec une cuillère à glace. Après un nouveau mixage, vous obtiendrez un sorbet très mousseux, qu’il ne vous reste qu’à remettre quelques heures au frais.

Régalez-vous, chers amis et profitez bien de la douceur de ces jours-ci.

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How sweet is the end of summer. The last nights of full light when you sense that days are starting to get shorter. All the colors shades of summer fruits, still abundant in the stores. The lovely mix and match of clothes you wear when you aren’t yet ready to give in to the incoming colder season.  

We’ve indulged into making this sweetness linger by turning peaches and (surprisingly good) local end-of-summer strawberries  into homemade sorbets. Nothing fancy really, but what a delight!

And what a surprise to find this aftertaste of summer shooting me right back into those Roman summers when we used to party with my mother’s sorbets in our shadowed city terrace. How many memories in just one spoon of iced fruits.

If you want to give it a try, you only need a stand up mixer. Slice your favorite fruits and puree them with the same amount of water and half the amount of unrefined sugar. Once the sorbet has chilled, put it back into the mixer bowl bit by bit, with an ice cream spoon. Mix thoroughly again and you will obtain a smooth and lovely sorbet which you only have to store back into the freezer.

Enjoy dear friends, and take all these sweet days in.

This moment # 7

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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crédit photo MonsierDo

Un rituel – A Ritual

Parmi mes plus chers souvenirs d’enfant, trônent les rituels liés aux fêtes d’anniversaire en famille.

Je me rappelle encore de la fierté de pouvoir choisir mon gâteau préféré, ce jour-là. Ma mère, penchée sur la table de la cuisine, tablier noué à la taille, qui pétrit, découpe, décore, rien que pour moi. La cuillère à lécher. Le parfum du sucre glace. L’anticipation de la veille au soir, dans le lit, en imaginant le paquet cadeau qui m’attendrait à la table du petit déjeuner. Le bruit de l’allumette contre la boîte et les bougies qui s’allument, une à une. Rester pendant un temps qui semble ne jamais devoir finir à contempler ces flammes qui dansent, familières et pourtant toujours mystérieuses, avant de souffler fort, de tous mes poumons, pour les éteindre. Tant des petits, précieux instants de bonheur.

Aujourd’hui, je m’applique à les faire vivre à mon tour, religieusement et avec beaucoup d’amour, pour ceux que j’aime. Comme ma mère et ma grande mère avant elle, je me penche sur la table de la cuisine, tablier noué à la taille, je pétris, découpe, décore, rien que pour eux. Je leur donne des  cuillères à lécher, j’emballe les paquets cadeaux qui les attendront à la table du petit déjeuner. Je fais claquer l’allumette contre la boîte et j’allume les bougies, une à une, puis je les regarde, pendant un temps qui semble ne jamais devoir finir, contempler ces flammes qui dansent, familières et pourtant mystérieuses, avant de souffler fort, de tous leurs poumons, pour les éteindre.

J’étais l’enfant, je suis la mère.

Je sens, derrière moi, toute ma famille alignée, jusqu’à perte de vue, et je regarde celle qui est en train de naître sous mes yeux et qui sera là quand je ne le serai plus. Je me vois, à cet instant précis, au milieu de cette lignée, charnière entre passé, présent et futur.

Douce nuit, chers amis,

que votre semaine soit riche de beaux moments à partager

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The rituals connected to birthday parties rank pretty high among my dearest childhood memories.

I still remember how proud I was to choose the birthday cake. My mother standing upon the kitchen table, apron tied around her waist, measuring, kneading  and decorating, only for me. The spoon I would get to lick clean. The sweet smell of confectioner’s sugar. The anticipation on my birthday’s eve, lying in bed and imagining what gift wrap will lay on the breakfast table in the morning. The match scratching against the box and the candles being lit, one by one. I remember looking mesmerized at those familiar yet always mysterious flames for a time which seemed to last forever. Then the deep breath before blowing them out, one by one. All those little happy moments. 

Today, I’m the keeper of that ritual for those I love and I do so, with love and dutiful care . Like my mother and my grand mother before her, I stand upon the kitchen table, apron tied around my waist, measuring, kneading  and decorating, only for them. I give them spoons to lick clean. I wrap the gifts which will lay on the breakfast table in the morning. I scratch the match against the box and light the candles one by one. I see them look mesmerized at those familiar yet mysterious flames for a time which seems to last forever before blowing them out, one by one.

I was the child, I am the mother.

I look at today’s children, who will be there when I no longer will, and I can feel my parents and relatives behind meI see myself standing here, in the middle of this lineage, as a bridge between the past, the present and the future of this family of mine.

Sweet dreams, dear friends

and may your week be full of moments to share and cherish.

Il y a des jours – There are Days

Il y a des jours avec. Et des jours sans. Des jours où le bonheur n’est pas à portée de la main. Des jours où on est appelé à lever la voix pour se faire entendre, à rassembler toutes ses forces pour tenir bon face à la tempête qui s’en suit.

Mais il y a, dans ces jours-ci aussi, un rayon de lumière à trouver quelque part, n’est-ce pas. Il faut  avoir envie de le chercher de tout son cœur, loin, plus loin que d’habitude. Mais on finit par le trouver.

C’est la main d’une amie sur votre épaule. Une bougie que vous allumez, dans le silence du soir. Vos enfants qui ne posent pas de questions et vous serrent fort dans leur petits grands bras unis, pour vous réconforter.  Des images qui vous reviennent, chargées de bons souvenirs. Ne pas avoir de solution miracle mais aller se coucher, le cœur un peu plus léger.

Il y a des jours avec. Et des jours sans. Je ne les aime pas. Mais ils m’apprennent des choses.Me grandissent.

Douce nuit, chers amis.

Merci de venir me rendre visite, de plus en plus nombreux.

Ça me fait chaud au cœur.

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There are good days. And bad days. Days where happiness is not easy to find. Where you have to raise your voice to be heard, and brace yourself for the storm which will follow.

Yet, it doesn’t mean there is no ray of light to be found, somewhere, does it? You just have to look harder. Seek farther than usual. But you can find it still.

It’ll be a friend’s arm around your shoulder. A candle lit in the stillness of the evening. Your children not needing to ask you questions and holding you tight in their little brave arms to soothe you. Sweet images bringing back happy memories. Not having found a miracle solution but ending the day feeling lighter.

There are good days. And bad days. I don’t love them, but they teach me things. Make me stronger.

May your evening be nice, friends.

Thanks for being more and more to come and step by.

It warms my heart.

This moment # 6

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

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This moment #4

* Ce moment-là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps.

Si vous avez envie de faire de même, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish.

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Parfois c’est plus dur – Sometimes it’s harder

J’ai appris depuis des années à rester sur mes gardes quand je rentre en Italie: un peu de bonheur c’est bien, mais trop vous fera regretter de devoir repartir. Alors: prudence avec le bonheur.

D’habitude, ça marche.

Cette fois, j’ai dû rater quelques étapes, parce que ma première semaine de vacances a été très bien, trop bien justement, : du soleil mais pas trop de chaleur, des enfants charmants, des amis différents à retrouver tous les jours, des belles sorties au lac, en forêt, à la mer, de bons petits plats italiens comme on aime. Du coup, la deuxième semaine a été  un peu gâchée par l’idée que j’allais devoir repartir, sans compter que maintenant que je suis revenue à Paris c’est dur, très dur même.

D’abord de quitter à nouveau Rome, ma ville, dont la lumière et la beauté sont simplement renversantes en cette saison. C’est là que j’ai dû baisser la garde en premier lieu parce que à chaque coin de rue je me revoyais enfant ou ado, ma baladant avec des copines ou main dans la main avec un amoureux ou faisant des projets pour mon avenir. Surtout le soir. Dans ces soirées romaines chaudes et douces où tout le monde, touristes et romains, dîne dehors sur les places, dans les ruelles, chacun vacant à ses occupations, avec la sensation que la soirée ne va jamais finir et que tout est possible sous ce ciel-là, jusqu’au bout de la nuit.

Puis, c’est dur de quitter certains endroits qui me sont chers ou que j’ai retrouvés, intactes, avec une nature toujours luxuriante et des gens chaleureux et simples, avec qui on est bien avec si peu, loin de la frénésie d’une métropole (je ne sais pas quand, d’ailleurs, mais il est certain qu’un jour je quitterai la ville, et sans regrets). Et, bien sûr, aussi ma famille et mes amis, ceux qui m’ont vue grandir, qui me connaissent tellement bien que sans parler déjà on se comprend.

Trop de jours, trop de bonheur, trop de retrouvailles heureuses. Non pas que je sois mal ici à Paris. Mais, c’est différent. Très différent. Je suis seule avec ma vie, mes problèmes et mes joies, sans le soutien et la présence, parfois encombrante certes, de l’affection à l’italienne. Ce fut un choix, que je ne regrette pas. Juste, quelques fois c’est plus dur que d’autres…

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I’ve learned some years ago to be careful when I go back to Italy. To give in to a little bit of happiness but not too much, in order not to regret having to go back. I take it easy and normally it works out fine.

But this time I must have skipped something because the first week of holidays was good. I mean, really good: sunny but not too hot, lovely kids, different friends to meet up every day, cool outings to the lake, the woods, the sea, scrumpious Italian food. That was way too much,  meaning that the second week was slightly spoiled by the idea of having to go back and now that I’m back, it’s tough. I mean, really tough.

It’s hard to leave Rome again. My hometown. Whose light and beauty in this season are just stunning. That’s where I must have misdone something in the first place because at every corner I saw myself as a kid or a teen, strolling with friends, hand in hand with a boyfriend or making plans for my future. Mostly at night. On those Roman hot and sweet nights where everybody eats outside, Romans and tourists, each busy with his life but all feeling like the night will never end. 

Then it’s hard to leave some places I cherish or have just found back where nature is still flourishing and the people are just so simple and welcoming you feel right at home. Far from the hectic city life. Then to leave my family and long-time friends. Those who know me better, who saw me growing and understand me without me speaking. Those with whom we laugh at the same jokes, with just a glance, because we know.

Too many days, too many delights, too many happy welcome-backs. Not that I’m unhappy in Paris. But it’s different. So different. I’m alone with my life, with its problems and joys. Far from the the (sometimes-too-present) Italian kind of love. It was my choice and I don’t regret it. Simply some times it’s harder than others..