Who would have thought

Je t’ai montré comment utiliser fil et aiguille un peu timidement, me disant que tu étais peut-être un peu trop jeune.

Qui l’eut cru que je t’aurais vue aussi à l’aise, aussi concentrée et déterminée, penchée sur ton tissu, cherchant l’endroit précis où placer les boutons selon tes souhaits pour confectionner ce petit cadeau spécial.

Je suis heureuse d’avoir pu prendre ces quelques photos. Que ce sera beau, dans quelques années, de pouvoir te montrer cette première fois où tu as créé quelque chose avec tes mains.

Je vous souhaite un beau weekend, chers amis.

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 I’ve showed you how to use needle and thread rather shyly, thinking you were too young maybe. 

Who would have thought I would have seen you so at ease, so focused and determined, kneeling above the fabric, looking for the right spot to sew the buttons as you had planned to for this special gift. 

I feel grateful to have been able to take some pics of this moment. How sweet it’ll be in a few years when I’ll show youthe first time you’ve created something with your own hands. 

C’est drôle – It’s funny

J’ai retrouvé, lors de mon passage à Rome, les doudous de quand j’étais à l’école primaire. Je me rappelais qu’à l’époque ma maman m’avait appris quelques bases de tricot et je croyais leur avoir réalisé un petit pull ou deux, dont j’étais très fière par ailleurs. Quelle n’a été ma surprise quand j’ai découvert qu’il s’agissait carrément d’une demie douzaine de minuscules habits, que j’avais totalement oubliés. Je ne vous dis pas mon émotion devant certains détails, et les efforts au niveau du choix des couleurs et des motifs que mes petites mains d’enfant de 7 ans avaient réalisés pour habiller ces copains de jeux. Quelle sacré voyage dans le temps!

A ce moment-là une pensée m’a aussi traversé l’esprit, comme une évidence: on croit s’inventer de but en blanc, s’en aller décrocher la lune tellement on est original. Puis, on découvre qu’on doit tellement à ses racines, comme une graine qui, tout simplement, se met à pousser quand toutes les conditions sont réunies. C’est drôle, non?

Que votre soirée soit douce, chers amis.

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When I was in Rome last week I found back some of my first grade’s favorite stuffed animals. I remember that my mother had taught me some knitting basics and I thought I had made one or two little jumpers for them. You can guess my surprise when I discovered half a dozen completely forgotten tiny garments. Seeing those details, the colors choices and the pattern efforts really moved me. How much time and love 7-year-old me devoted to these play pals. What a time travel! 

There it also struck me that one thinks being totally free to invent one’s life. To be ever so original. Then you discover that you are (so much) your roots too. Like a seed who simply begins to sprout when all conditions are met. And that’s pretty funny, right?

I wish you all a lovely evening, friends.

This moment #17

*Ce moment là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans (ou parfois avec) commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps. Si le vouer vous en dit, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without (or sometimes with) subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish. If you wish to do the same, do share your link in a comment for all to see.

This moment #16

*Ce moment là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans (ou parfois avec) commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps. Si le vouer vous en dit, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without (or sometimes with) subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish. If you wish to do the same, do share your link in a comment for all to see.

14

Quatorze ans que tu m’as choisie, toi le petit dernier, depuis ces jours où je poussais tes frères et soeurs pour te laisser téter. Quatorze ans que tu descends les escaliers quand je rentre et miaules pour m’accueillir; que tu sautes sur le lit dès que je me couche, que tu viens t’asseoir sur mes genoux quand c’est l’heure de manger, que tu me tournes le dos en faisant semblant de ne pas m’entendre quand c’est l’heure où nous partons. Quatorze ans que tu arrives près de moi et me fixes avec tes yeux verts, avant de baisser légèrement la tête pour que je te fasse un câlin.

Combien de temps a passé et combien de choses ont changé. Au début, tu étais un peu mon seul ami, pendant ces longues après-midis d’hiver où je m’ennuyais tellement de mon pays lointain. Maintenant, je travaille à plein temps, il y a deux enfants dans la maison et c’est probablement toi qui t’ennuies seul, dans la journée.

Je suis tellement habituée à t’avoir la que j’en arrive à t’oublier parfois. Pourtant, ces jours-ci je commence à voir que tu as vieilli, plus que moi; qu’un jour toutes ces marques de ton affection à mon égard, disparaîtront et ça me fait quelque chose.  Tu auras été un sacré copain d’aventures, mon ami fidèle, tu me manqueras drôlement.

Que votre week end soit beau, chers amis. Je vous envoie plein de soleil de ma ville natale.

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Fourteen years that you’ve chosen me. Ever since those days when I used to push your sisters and brothers to let you drink your mama’s milk. Fourteen years that you welcome me on the stairs and meow hello for me. That you jump on the bed when I get to rest. That you come at the dining table when we eat. That you pretend not to hear me when I wave goodbye. That you stare me with those big green eyes before tugging your head against my hand for a snuggle.

Time has passed and many things have changed. At first, you were sort of my only friend on those long winter afternoons when I missed my homeland so much. Now I have a full-time job and two kids run around the house. You’re probably the one who’s lonely during the day in an empty home.

I’m so used to having you around that I sometimes forget you. Yet, these days I get a feeling that you’ve grown older, that you will not be there forever and it pinches my heart. You’ve been such a sweet companion, I will miss you when you’re gone, my furry friend.

May your week end be bright friends, I’m sending you sun and light from my home town.

Au fil du temps

Retrouver, en faisant du rangement, les restes des laines tricotée ou crochetées au fil du temps. Chaque pelote évoque des souvenirs, parfois oubliés. Oh, cette série de chaussons que j’avais tricotées pour mes enfants. Et la petite layette pour ce cadeau de naissance? Et ce pull! Et cette écharpe! Chaque souvenir me rappelle une saison, des visages, des parfums, où j’étais, lequel de mes enfants était déjà né. Toutes ces preuves tangibles de mon affection qui s’est matérialisée de maille en maille, jusqu’à devenir pull ou bonnet ou salopette et partir vivre sa vie chez quelqu’un d’autre.

J’ai eu envie de rassembler tous les projets dont j’avais des souvenirs précis dans un cahier: un bout de laine, quelques lignes et une photo si je peux. Que ce sera beau, dans quelques années, quand je déroulerai ce fil d’Ariane et referai ce chemin à rebours, au fil du temps.

Que votre soirée soit belle, chers amis.

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While making room in my crafts corner, I stumbled upon the rests of wool I have knitted or crocheted over the years. Each leftover ball brings back (sometimes forgotten) memories. Oh my, those tiny shoes I had knitted for my children! Those clothes for that baby shower. That sweater! And that scarf… Each memory brings back a season, familiar faces and scents. Where I was, which of my children was already born. All these tangible proofs of my affection that, stitch by stitch, became sweater or hat or overalls and went to live its life in someone else’s home.

It made me want to collect all projects of which I have clear memories into a notebook. Just a piece of thread, a few lines and, whenever I can, a picture. I so look forward, in a few years, to unwinding this Ariadne’s thread, all the way down the memory lane.

May your evening be bright, dear friends.

This moment #15

*Ce moment là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans (ou parfois avec) commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps. Si le vouer vous en dit, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without (or sometimes with) subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish. If you wish to do the same, do share your link in a comment for all to see.

Un de plus – One more

Un an de plus. Une nouvelle décennie qui commence. Ça ne change pas grand chose, je suis toujours la même. Mais, le temps des calendriers a passé. Cette fête-là ou ce voyage ne datent pas de hier, mais d’il y a plutôt cinq ou quinze ans. C’est bizarre parce que certains souvenirs sont aussi nets que ceux d’avant-hier. En même temps, ça me confirme que ce qui reste, au bout du compte, ce sont les moments choisis. Que le déroulement du temps n’est pas linéaire, mais il ralentit quand on est heureux.

Parlant de quoi, il y a bien une chose dans laquelle je me sens différente (et j’en suis très heureuse): je n’ai plus de temps à perdre avec des choses ou des personnes qui ne m’apportent rien. Finies les heures à essayer de comprendre les pourquoi et les comment des autres, pour ensuite être blessée qu’ils n’en fassent pas autant avec moi. Révolue l’époque où je prenais souvent sur moi, pour ensuite m’en vouloir de ne pas avoir pris ma défense. Les gens qui veulent qu’on les plaigne, qu’on les écoute, qu’on les chouchoute, sans jamais penser à vous, peuvent circuler. Ce temps-là je le consacre à ce qui m’enrichit et me rend heureuse. Il m’a fallu quelques années pour y parvenir, c’est vrai, mais quel sacré chemin, les amis. C’est le mien et j’y tiens.

Encore mille mercis à mes amies pour la très belle fête. Vive le bonbon! Aux enfants, pour leurs cadeaux tous mignons. A ma famille, pour le déjeuner en terrasse. A mon frère qui m’a envoyé des fleurs du Brésil. A mon amie Laura, qui a fait le voyage d’Italie juste pour fêter ce jour avec moi. Aux amis lointains pour leurs petits cadeaux dans la boîte aux lettres et leurs coups de fil. A ces fleurs magnifiques et au soleil qui a pointé le nez pour nous.

J’ai beaucoup de chance.

J’ai quarante ans et la vie est belle.

Merci.

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One more year. A new decade beginning for me. It doesn’t change that much, really, I’m just the same. Yet calendar’s time has passed. That party or travel were not yesterday but rather five or fifteen years ago. It’s weird because those memories are just as fresh as if it was yesterday.  Still, it reminds me that chosen moments are all that stays. That time is not a linear concept but does slow down when you’re happy. 

Speaking of which, there is after all one thing about which I am different (and glad to be): I don’t have any more time to waste with things or people that don’t bring me anything. No more hours spent rambling about other people’s reasons, just to feel sorry for myself  because they won’t do the same. No more taking responsibility for everything just to feel bad that I didn’t speak out loud for myself . People who want to be listened to and pampered and cherished without ever thinking about you can move on. That spare time is for doing things I love and enjoy. It took me a few years to get here but hey, that was a hell of a ride, I tell you. So I’m ok with it.

Thank you again to my dear friends for the great party. Bonbon rocks! To my children for their thoughtful gifts. To my family for the outside lunch. To my brother who sent me flowers from Bresil. To my friend Laura who flew in from Italy  just to be there on the day! To all distant friends for their calls and small gift by the post. To these gorgeous flowers and the sun that poked for us. 

I feel grateful.

I’m forty and life is beautiful.

Thank you.

This moment #14

*Ce moment là*

Un rituel hebdomadaire, inspiré de la rubrique de SouleMama: une photo spéciale, sans (ou parfois avec) commentaires. Un arrêt sur image sur un petit grand bonheur, du quotidien ou extra-ordinaire, que j’ai envie de chérir et garder hors du temps. Si le vouer vous en dit, insérez votre lien dans un commentaire pour que tous puissent le voir.

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*This moment*

A weekly ritual, inspired by SouleMama’s blog. A special picture, without (or sometimes with) subtitles. A unique, everyday or extra-ordinary  delight that I want to record and cherish. If you wish to do the same, do share your link in a comment for all to see.

Making spring

Quand les petits soucis s’accumulent et même la gaieté des enfants n’arrive pas à me rendre le sourire, il est toujours temps d’ouvrir les fenêtres, attraper une pelle et creuser dans la terre pour faire entrer le printemps. Pas besoin de grandes paroles, d’explications compliqués. Deux balconières suffisent. Et du terreau plein les mains, des graines, des fleurs. CA ne rate jamais.

When small worries pile up and even my children’s laughter can’t bring back my smile, it’s always high time for opening the window, grabbing a shovel and starting to make spring around the house. No need for big words or clever explications. A couple of vases suffice. Dirty hands, seeds and flowers. It does the trick every time. 

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D’abord j’ai planté du basilic pour les pâtes et les salades qui viendront (et oui, je ne suis pas italienne pour rien). Puis, des graines et des bulbes de frésias que ma mère m’avait envoyés l’année dernière par la poste.

Planter des graines et attendre cette petite pousse qui perce a toujours été un acte à la fois simple et magique pour moi. Cette fois-ci, encore plus; ces bulbes, qui avaient été mis de côté puis oubliés, je les ai retrouvés par hasard l’autre jour. Enfin, peut-être pas. Vendredi, en effet, c’est mon anniversaire et à cette même époque de l’année à Rome, quand j’étais enfant, les arrière-arrière-parents de ces mêmes frésias étaient en fleur sur nos balcons et embaumaient l’air de leur parfum si subtil. Du coup, pendant que je creusais, j’installais et arrosais, accroupie et  pleine de terre comme la petite fille que j’étais, ce sont toutes les heures passées sur ces mêmes balcons avec ma mère qui ont commencé à défiler devant moi. Et la belle lumière de Rome au-dessus de nous, les rires, les jeux, les fêtes d’anniversaire qu’elle nous organisait en cachette de notre père. Mais aussi, inévitablement, j’ai pensé au temps qui passe, à ses forces qui déclinent, à cet anniversaire qui ne change rien mais marque quand même un cap. Et tout ça m’a rendue triste mais heureuse.

Quel voyage dans une poignée de bulbes.

La vie de hier et celle de demain, réunies, sous cette couche de terre brune…

Que votre soirée soit belle et riche en souvenirs, chers amis.

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I’ve started by planting some basil for future pasta recipes and salads (well, I am Italian by all means). Then I carried on with some seeds and bulbs which my mother sent to me last year. Making spring and waiting for that little sprout has always been simple and special for me. This time around, even more. These bulbs had been stored away then forgotten then found back by chance. Well, maybe not so by chance. This Friday it’s my birthday and when I was a child, in Rome, at this time of the year the great-great-grandparents of these very freesias used to blossom on our balconies and perfume the air with their sweet scent. So, when I was making room for them then covering and watering them, all the hours spent on those balconies with my mother came rushing by. And the beautiful light of Rome, our laughters and games, the birthday parties which she used to organise for us without our father knowing. But also, inevitably, the thought of time flying, of her strengths declining and how this next birthday of mine doesn’t change anything really, yet it is there. And it all made me sad but happy.

This whole journey in a handful of bulbs.

The old and the new life, reunited, under this dark layer of soil…

May your evening be full of memories to cherish, dear friends.